Revue Quart Monde - Tous les numéros

Année 2007

N° 204, 2007/4

Héritage: l'actualité de Joseph Wresinski

A l’occasion du vingtième anniversaire de la mort du fondateur d’ATD Quart Monde (14 février 1988), nous avons demandé à un certain nombre de personnes qui ont été marquées par leur rencontre avec le père Joseph Wresinski – qu’elles l’aient fréquenté ou qu’elles l’aient connu à travers ses écrits – de nous livrer ce qu’elles gardent en mémoire de sa vie, de son action, de sa pensée. Ces mémoires vivantes sont constitutives des héritages qu’il nous a légués.

Héritages très diversifiés car ils nous sont transmis selon des tonalités et des sensibilités variées : personnelles, intellectuelles, militantes. Ils explorent des impacts selon des approches aussi bien historiques et philosophiques que culturelles et politiques. Ils révèlent des parcours d’engagement ou d’alliance dans des secteurs d’activité ou sur des territoires qui peuvent être éloignés les uns des autres.

N° 203, 2007/3

Etre connu et reconnu

Ce dossier est consacré pour une large part à une contribution de Gérard Bureau. Volontaire d’ATD Quart Monde engagé depuis plus de trente ans, il a voulu s’entretenir avec les parents de trois familles ayant connu à divers degrés et de différentes manières les affres de la grande pauvreté en France durant ces dernières années. Il a tenté de comprendre avec eux comment et en quoi ils avaient été mis en échec dans leurs aspirations et leurs projets de vie familiale, dans quelles circonstances ils avaient pu résister au malheur et entrevoir néanmoins un avenir meilleur.

Il nous faut apprendre à regarder ces « choses » différemment si nous voulons agir plus efficacement. C’est ce à quoi nous invite Jean-Baptiste de Foucauld dans son appréhension de la lutte contre l’exclusion, qui est au cœur de notre idéal démocratique et qui doit donc orienter l’élaboration et la mise en œuvre de nos politiques publiques.

N° 202, 2007/2

Le 17 octobre : un monde pour vivre ensemble demain

Un ensemble de contributions qui font comprendre la réalité et la diversité des « usages » de la Journée mondiale du refus de la misère. Certaines sont reliées à la démarche officielle de l’Organisation des Nations Unies (ONU). D’autres ont été recueillies à l’occasion d’une consultation supplémentaire sous la forme d’un séminaire international organisé par le Mouvement international ATD Quart Monde à Montréal (22-26 mai 2006), sur le thème « Du refus de la misère, apprendre la paix ». Là se sont rencontrées soixante cinq personnes venant des cinq continents, engagées dans la lutte contre la grande pauvreté sur le terrain ou représentantes de regroupements internationaux d’ONG et de syndicats, d’agences gouvernementales, de l’administration de l’ONU. On y a rendu compte des circonstances dans lesquelles a pris corps le projet de la Dalle inaugurale de la Journée mondiale du refus de la misère, des initiatives prises à l’occasion de cette journée et du sens donné à sa célébration dans une douzaine de pays, notamment au Rwanda, au Canada et en Irlande.

N° 201, 2007/1

Le travail décent : un droit ?

Le concept de travail décent est utilisé depuis quelques années par l’Organisation internationale du travail (OIT) pour caractériser l’objectif politique à atteindre par l’ensemble des acteurs de la vie économique et sociale : «Que chaque femme et chaque homme puissent accéder à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité». Les contributions rassemblées ici évoquent, chacune à leur façon, le chemin qui reste à parcourir pour que ces conditions soient réalisées. Tandis que des salariés d’une entreprise attendent d’un travail qu’il leur permette surtout de « pouvoir bien vivre » et que des travailleurs sans qualification revendiquent des itinéraires de formation qui leur soient adaptés, [un responsable du Mouvement international ATD Quart Monde] souligne la nécessité politique de viser l’intégration des personnes les plus vulnérables et leur participation à la vie de la communauté, en reconnaissant que leur participation constitue un élément indispensable pour le développement de la société toute entière. Malgré les discours, notre société a du mal à reconnaître la précarisation croissante du statut même de travailleur.