Revue Quart Monde - Tous les numéros

Année 2016

N° 240, 2016/4

Joseph Wresinski, une pensée qui marche

À la veille du centième anniversaire de sa naissance, les multiples facettes de ce personnage dérangeant que fut le fondateur d’ATD Quart Monde sont évoquées par des femmes et des hommes de tous âges, conditions ou appartenances, sur plusieurs continents. Ils ne l’ont pas connu de son vivant, mais l’ont découvert par ses écrits, par le Mouvement qu’il a fondé. Chacun d’eux dans son contexte se sent héritier et proche de cet homme dont l’action et la pensée restent moteurs pour comprendre les racines de l’exclusion sociale et de la misère, et les combattre.

N° 239, 2016/3

Bienveillance et résilience

Compassion, bienveillance, empathie, fraternité, solidarité, communication non-violente, termes significatifs d’une façon de se laisser toucher par l’autre… Pour les plus pauvres - qui « bénéficient » de ces attentions particulières depuis des siècles - ces pratiques sont toujours liées à des réalités vécues plus ou moins difficilement. Comme très souvent, ce sont eux, les plus exclus et humiliés, qui nous permettent d’interroger ce qui, au fond des êtres, les pousse à investir dans d’autres humains, et à clarifier sous quelles conditions un humain peut accepter une aide et en faire bon usage pour sa propre vie.

N° 238, 2016/2

Réinventer l’économie

Qu’apprenons-nous des personnes et populations exclues, sur l’argent, sur le développement durable, sur l’organisation du travail ? En quoi l’expérience d’ATD Quart Monde nous révèle-t-elle de nouveaux apports possibles pour une économie respectueuse des personnes et de la terre ? Gros plan sur des acteurs économiques et sociaux qui cherchent à mobiliser l’intelligence et l’expérience des plus pauvres et à fonder le développement économique, social et humain sur l’intelligence de tous.

N° 237, 2016/1

À hauteur d’enfant

Dans un environnement démuni, l’enfant prend connaissance de sa pauvreté en naissant. Dans son corps, dans son psychisme, dans l’ambiance de la maison, il la ressent, même s’il ne fait pas encore de comparaison avec d’autres enfants. Plus encore dès qu’il entre à l’école. Mais il n’a pas d’images et de mots pour l’accompagner dans cette expérience. Celui qui n’est pas né pauvre prend connaissance de la pauvreté par les copains d’école : il côtoie ceux qui ne peuvent payer la cantine, ceux qui ne vont pas en classe de neige ou ne peuvent avoir aux pieds des chaussures de marque, ceux dont les parents sont dénigrés,… Cet enfant-là n’a pas plus souvent accès à des images et des mots qui l’accompagneraient dans cette expérience. Dépasser ces émotions, passer de la contagion émotionnelle à l’empathie sociale est possible.