Revue Quart Monde - Tous les numéros

Année 2017

N° 244, 2017/4

Quel souffle anime nos engagements ?

Le droit au beau, à la culture et à la spiritualité s’adresse à la part d’humain qui dépasse le simple « homme agissant » pour permettre à l’homme tout entier, dans sa complexité, de se réaliser. Les personnes vivant dans l’extrême pauvreté ont le droit de rencontrer des hommes et des femmes de toutes croyances ou philosophies, et ces derniers doivent avoir la possibilité de réfléchir avec ceux et celles qui vivent dans la grande pauvreté. Travail de longue haleine pour sortir de l’entre soi et aller à la rencontre des autres… Les auteurs s’interrogent sur cet élan qui pousse les êtres humains à s’engager, parfois avec passion, à s’exposer à « l’intranquillité », s’exerçant à discerner entre ce qui donne vie ou ce qui fait mourir.

N° 243, 2017/3

Les mots

Porter l’étiquette « pauvre », « délinquant », « cas soc’ » vous marque à vie. Le vocable détourné de « familles Quart Monde » est souvent utilisé de la même manière dans un sens très péjoratif, pour faire court et pour catégoriser. Pourtant, accoucher de sa propre identité personnelle et collective est une longue histoire – celle d’une vie – émaillée de rencontres décisives avec des passeurs de frontières, des interlocuteurs libres et passionnés, qui s’engagent, interpellent, ne « lâchent pas le morceau ». La liberté absolue pour chacun – y compris celui dont on nous dit qu’il ne faut rien en attendre – d’exprimer soi-même qui il est, avec qui et dans quel univers il veut vivre : voilà l’enjeu de l’entreprise.

N° 242, 2017/2

Jours de fête

Célébrer la vie dans son for intérieur, mais également célébrer ensemble, malgré - et peut-être d’ailleurs en raison - des difficultés de la vie, est d’une urgence vitale… Pour qu’une fête soit réussie, les conditions à réunir ne peuvent pas être laissées au hasard : il faut « que chaque personne présente trouve sa place et se sente aimée », « que tout le monde mette la main à la pâte », car « aider à préparer, c’est déjà entrer dans la fête ».

N° 241, 2017/1

Démocratie, droits et responsabilités

Les obligations professionnelles, familiales et sociales sont impossibles à assumer lorsqu’on est durablement plongé dans l’insécurité et l’exclusion sociale, et la jouissance des droits fondamentaux s’en trouve fragilisée. Des personnes à la rue, sans droit à une résidence reconnue, sont ainsi rendues invisibles et engagées dans un cercle vicieux de déni de leurs autres droits. Ailleurs, ceux qui n’ont pas réussi à faire établir un acte de naissance se trouvent, de fait, citoyens de seconde zone. Un fossé toujours plus grand se creuse entre des élites qui semblent comme « hors sol », et le peuple qui galère. Ceux qui sont le plus longtemps restés à l’écart des arcanes démocratiques de nos sociétés sont les moteurs d’une indispensable régénération.