Tout d’abord, je voudrais dire que les sujets abordés dans la presse dépendent de ce qui intéresse les lecteurs, mais aussi de la période dans laquelle on se trouve.
Jusqu’au début des années 2000, parler de l’environnement ou du climat, ça n’intéressait absolument personne, ce n’était pas un sujet en soi.
Alors, moi, personnellement, j’ai souvent pris ce qu’on appelle des « mauvais sujets », c’est-à-dire l’immigration et la pauvreté. Ce sont des sujets pour lesquels il faut se battre pour les faire entrer dans le journal.
Je pouvais parler du sans-abrisme, mais à certaines périodes et d’une certaine manière, ou du surendettement, car il touche aussi la classe moyenne.
La pauvreté, ce n’est pas un scoop !
Par contre, la pauvreté, celle qui se transmet de génération en génération, celle qui se cache et celle qu’on ne veut pas voir, non, on n’en parle pas dans les médias, parce que ce qui est important dans les médias, c’est la nouveauté, c’est l’info qui bouscule. Or, la pauvreté, ce...
Ce document sera publié en ligne en texte intégral en décembre 2026.
