Les personnes pauvres ne sont pas de « bons clients » pour les médias

Martine Vandemeulebroucke

p. 24-28

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Martine Vandemeulebroucke, « Les personnes pauvres ne sont pas de « bons clients » pour les médias », Revue Quart Monde, 278 | 2026/2, 24-28.

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Martine Vandemeulebroucke, « Les personnes pauvres ne sont pas de « bons clients » pour les médias », Revue Quart Monde [En ligne], 278 | 2026/2, mis en ligne le 01 décembre 2026, consulté le 01 juin 2026. URL : /11966

Le 15 novembre 2024, l’association Le Pivot (www.lepivot.be), active à Bruxelles, organisait un séminaire sur La place de la parole des personnes en situation de pauvreté dans la presse. Ce séminaire célébrait les 20 ans du journal Debout, édité par l’association, et réalisé par une équipe de rédaction composée en majorité de personnes ayant l’expérience de la pauvreté. L’ensemble des interventions et débats lors de cette journée a été publié dans le n° 88, octobre - novembre - décembre 2024, du journal Debout. Ce numéro, ainsi que tous les numéros précédents et suivants sont disponibles sur le site de l’association. Nous remercions chaleureusement Sandrine Dapsens de nous avoir autorisés à reproduire l’un de ces articles.

Tout d’abord, je voudrais dire que les sujets abordés dans la presse dépendent de ce qui intéresse les lecteurs, mais aussi de la période dans laquelle on se trouve.

Jusqu’au début des années 2000, parler de l’environnement ou du climat, ça n’intéressait absolument personne, ce n’était pas un sujet en soi.

Alors, moi, personnellement, j’ai souvent pris ce qu’on appelle des « mauvais sujets », c’est-à-dire l’immigration et la pauvreté. Ce sont des sujets pour lesquels il faut se battre pour les faire entrer dans le journal.

Je pouvais parler du sans-abrisme, mais à certaines périodes et d’une certaine manière, ou du surendettement, car il touche aussi la classe moyenne.

La pauvreté, ce n’est pas un scoop !

Par contre, la pauvreté, celle qui se transmet de génération en génération, celle qui se cache et celle qu’on ne veut pas voir, non, on n’en parle pas dans les médias, parce que ce qui est important dans les médias, c’est la nouveauté, c’est l’info qui bouscule. Or, la pauvreté, ce...

1 Recherche complète des antécédents et de la fiabilité d’une personne.

2 Centre public d’action sociale.

3 Voir l’article en p. 14.

Martine Vandemeulebroucke

Ancienne journaliste du quotidien belge Le Soir, Martine Vandemeulebroucke travaille en freelance dans différentes revues comme Médor et Alter Echos.

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