Les orphelins blancs, ou le coût dramatique des badante

Lidia Baratta

Translated by Jean Tonglet

p. 18-23

Translated from:
Gli orfani bianchi, o il costo drammatico delle bandate.

References

Bibliographical reference

Lidia Baratta, « Les orphelins blancs, ou le coût dramatique des badante », Revue Quart Monde, 233 | 2015/1, 18-23.

Electronic reference

Lidia Baratta, « Les orphelins blancs, ou le coût dramatique des badante », Revue Quart Monde [Online], 233 | 2015/1, Online since 01 December 2015, connection on 26 October 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/6095

Familles détruites, enfants suicidaires. Nous ne savons rien du calvaire que vivent dans leurs pays les badante, qui travaillent en Italie, et leurs enfants.

Index de mots-clés

Esclavage

Ils se réveillent un matin et leurs mamans ne sont plus là1.. Elles sont parties. La majorité part pour l’Italie. Pour y faire les badante2, s’occuper de nos personnes âgées et de nos enfants. Pendant ce temps, leurs vieux et leurs enfants restent seuls en Roumanie, en Moldavie, en Ukraine, en Pologne ou en Russie. D’un côté, une Italie qui vieillit chaque jour un peu plus, où les familles - et l’État encore moins - ne s’occupent plus de la famille. De l’autre, des pays de l’extrême Est de l’Europe où les familles se désagrègent pour résoudre les problèmes des nôtres.

Séparés de leurs mamans

Les enfants grandissent à distance, avec les pères, les grands-mères, les oncles, les voisins ou complètement seuls dans des institutions pour mineurs. On les appelle les « orphelins blancs ». Selon l’Unicef3, ils sont au moins 350 000 en Roumanie, 100 000 en Moldavie. Souvent, la séparation d’avec la mère est trop douloureuse, et l’attente trop longue à supporter. Dans les cas les moins dramatiques, ces enfants sombrent dans la dépression, développent une dépendance à la drogue ou à l’alcool ou prennent les chemins de l’illégalité. Dans les situations plus dramatiques, ils se donnent la mort, à dix, onze ou douze ans à peine. « Un geste extrême » explique Silvia Dumitrache, présidente de l’Association des femmes roumaines en Italie4. « Ils pensent que c’est le seul moyen de faire revenir leur maman à la maison ». On ne sait pas précisément combien de suicides se produisent. Il n’y a pas de statistiques à ce sujet et le gouvernement roumain ne s’occupe pas du phénomène. Un ministère s’occupe des Roumains à l’étranger mais il ne dispose même pas d’un recensement de tous les immigrés et il vient de demander l’aide de l’Église orthodoxe pour l’établir. « J’ai comptabilisé au moins quarante suicides d’enfants ces dernières années » raconte Silvia, « puis, j’ai arrêté d’en tenir le compte, je ne le supportais plus ».

Les badante en Italie sont plus d’1 600 000 selon les données du Censis5 : les 4/5 sont des femmes ; 77 % sont des étrangères, en majorité roumaines, suivies des ukrainiennes, des philippines, des moldaves, des marocaines, des péruviennes, des polonaises et des russes. Femmes qui quittent tout, y compris leurs enfants, pour offrir à leur famille au loin une vie meilleure. Les maris perdent leur travail et elles partent. Le marché de l’assistance à la famille part à leur recherche. Nous les voyons conduire nos vieux par le bras, les accompagner dans les dernières années de leur vie, s’occuper de celles et ceux dont nous ne voulons, ou ne pouvons, plus nous occuper. Mais nous ne savons rien ou presque de ceux qu’elles laissent derrière elles, de leurs familles à qui, à mille kilomètres de distance, elles ont dit adieu pour venir s’occuper des nôtres.

Silvia Dumitrache qui, à Bucarest, était la rédactrice d’une revue culturelle, parle d’une « diaspora roumaine ». « C’est un phénomène qui pour une part est lié à l’émigration économique, mais il a aussi un lien avec l’émancipation de la femme roumaine », explique-t-elle. « En Roumanie, dans le nord du pays en particulier, beaucoup d’hommes ont des problèmes d’alcoolisme et finissent par devenir violents. Alors les femmes fuient en Italie pour travailler. Peut-être se tuent-elles de fatigue, mais pas sous les coups des maris. Ceux qui paient le prix de ces situations, ce sont les enfants qui restent au pays avec les grand-mères ou les tantes, mais sans leurs mamans ». Selon l’Unicef, le nombre de mineurs laissés à la maison en Roumanie correspond à 7 % de la population comprise entre zéro et dix-huit ans. Plus de la moitié d’entre eux vivent dans des zones rurales, où il est plus fréquent que ce soient les mères qui partent, alors que dans les grandes villes, c’est plus souvent le père qui s’en va. Et plus de la moitié de ces enfants ont moins de dix ans.

Le phénomène n’est pas nouveau en Roumanie. On connaissait, sous la dictature communiste, les enfants « avec la clé autour du cou », appelés ainsi parce qu’ils passaient leur temps devant la porte de leur maison avec la clé suspendue au cou, dans l’attente du retour du travail de leurs parents. Cette génération est celle qui émigre aujourd’hui en laissant les enfants à la maison. Ils pensent que « Comme ce fut le cas pour eux, le devoir des parents se limite à soutenir leurs enfants du point de vue matériel, précisément parce qu’ils ont été habitués à maintenir une distance émotive et même physique de leurs parents ». Mais Silvia Dumitrache donne une autre explication : « Ceausescu avait émis un décret qui empêchait l’avortement et ainsi sont nés les ‘decrezei’, comme on les appelait, des enfants non désirés, qui croissent sans affection, et ne sont pas habitués à avoir une vraie présence parentale. C’est pour cela qu’il reste tant d’enfants seuls en Roumanie, et beaucoup moins dans d’autres pays, et c’est pour cela qu’ils se suicident en Roumanie et pas dans les autres pays. Il y a eu une accumulation de souffrance. C’est comme une maladie. Et on peut se demander quels parents seront à leur tour ces ‘orphelins blancs’« .

Poussés au suicide

Rien qu’en Italie, les Roumains sont plus d’un million, dont plus de la moitié sont des femmes. Ils sont quatre millions dans toute l’Europe. Silvia est l’une d’entre elle, établie dans notre pays, à Milan, depuis onze ans, pour soigner son fils. Jusqu’à ce qu’un soir de 2010, elle visionne à la télévision un documentaire : Home Alone. A Romanian Tragedy6 qui raconte l’histoire de trois enfants roumains qui se sont suicidés après le départ de leur maman pour l’Italie. Trois enfants qui un jour, au retour de l’école, se sont pendus.

« Face à ces images, j’ai compris que je devais faire quelque chose », raconte Silvia, « et j’ai ainsi créé un groupe sur Facebook pour essayer d’attirer l’attention de l’État sur ces événements désastreux. Puis grâce à des connaissances que j’avais en Roumanie, j’ai pu lancer le projet ‘Maman je t’aime’, en roumain : ‘Te iubeste, mama !’«  À travers le réseau des bibliothèques nationales roumaines, beaucoup de villages et de villes roumaines sont équipés de points d’accès à Internet d’où les enfants restés seuls peuvent communiquer gratuitement à travers Skype et parler avec leurs mamans, se regarder à distance. Silvia vient de rentrer de Roumanie, où elle a fait le tour des bibliothèques qui ont adhéré au projet. Un groupe d’enfants lui a donné des dessins à remettre aux mères en Italie. Un d’entre eux ne sait même pas où se trouve sa maman. Quand Silvia parle, elle ne peut masquer son émotion. Sur un des dessins il est écrit : « Maman je t’aime. J’étais bouleversé quand tu m’as laissé tout seul ». Et encore : « Chère maman, tu me manques beaucoup depuis que tu t’en es allée ». « C’est difficile sans toi ; je t’en prie, reviens ».

Se parler et se voir

« Le téléphone ne suffit pas pour rester en contact avec les mamans » explique Silvia, « il y a besoin d’un contact visuel, pour voir comment les enfants grandissent, surtout quand les femmes ne réussissent pas à revenir à la maison au moins une fois par an. Mais souvent en Roumanie même si une école possède un ordinateur connecté à Internet, les enfants ne peuvent pas l’utiliser parce que le personnel de surveillance fait défaut. Dans les zones rurales un ordinateur n’est pas un jouet bon marché. Mon rêve est de pouvoir offrir un portable à chacun de ces enfants de manière à ce qu’ils puissent parler avec leurs mamans. » Bien sûr, « ce n’est pas comme être avec son enfant à la maison, en pouvant lui donner un baiser en le couchant. Cependant on peut se confier, faire les devoirs ensemble, se regarder dans les yeux. Et çà tu ne l’oublies pas, tu vas dormir avec cette image. » Cela fait du bien aux enfants mais aussi aux mamans. « Parce que si les mamans se portent bien, les enfants se portent bien aussi »

Le départ

Beaucoup dépend de la manière dont les mamans partent. « Si tu expliques à ton fils où tu vas et pour combien de temps, c’est comme si tu allais chez le dentiste : il te dit que la dent te fera mal pour une certaine période de temps, mais cela aura une fin. C’est différent si tu pars quand l’enfant dort et que la maman, pour ne pas lui faire de la peine, ne lui dit rien. Et c’est la grand-mère qui le lui apprend le lendemain : ‘Ta maman a dû partir mais elle reviendra bientôt’. » En Roumanie, quand cela se passe bien, les enfants restent avec les pères, les voisins, les autres femmes de la famille qui prennent soin des enfants. Quand cela se passe mal, les enfants finissent dans des instituts pour mineurs. « Dans la plupart des cas explique Silvia, les parents partent sans avertir les autorités et ne laissent à personne la tutelle juridique de leurs enfants. Les procédures sont longues et celui qui veut prendre en accueil un mineur doit avoir des caractéristiques déterminées, se soumettre à un test psychologique, et les gens évitent donc de le faire. Et puis nombre de mamans ne disent pas qu’elles sont parties en Italie pour faire les ‘badante’ parce qu’elles en ont honte. En Roumanie, certaines étaient ingénieurs, professeurs, avaient une formation universitaire. Alors elles partent, et basta. Mais si un enfant est agressé, ou s’il fait usage d’alcool ou de drogue, les autorités publiques interviennent et on le place dans un institut.

Récemment, une loi a été approuvée pour infliger une amende aux parents qui partent sans avertir les autorités, mais du coup les gens se cachent de plus en plus. Ils partent sans rien dire, même à leurs voisins ».

Un travail éreintant

« On prend le car à 5 heures du matin ; deux jours après on arrive en Italie, où un autre compatriote a peut-être déjà trouvé une famille pour toi. Le parcours est aussi simple que difficile. Apporter avec soi les enfants est souvent impossible. Faire la ‘badante’ signifie vivre dans la même maison que la personne âgée dont tu prends soin, travailler sans cesse, passer des nuits blanches. C’est un travail épuisant ». « Ils vivent comme en clôture, sans sortir et sans parler avec personne » dit Silvia. « Plusieurs développent des formes d’asthme, elles se sentent mal, elles ont des regards vides et absents. Ce n’est pas normal de vivre de la sorte. Et les enfants perçoivent le malaise de leurs mamans. Quelques-uns se suicident précisément parce qu’ils pensent qu’ainsi les mamans reviendront à la maison et cesseront de souffrir. » Selon une enquête des Acli Colf7, 39,4 % des badante disent souffrir d’insomnie et 33,9 % d’anxiété ou de dépression. Une sur trois, en un an, ne se rend jamais chez un médecin pour un contrôle de son état de santé.

Le syndrome italien

En 2005, deux psychiatres ukrainiens, Andriy Kiselyov et Anatoliy Faifrych, ont inventé un nom, le « syndrome italien », pour identifier la dépression que vivent beaucoup de femmes badante revenues au pays en provenance d’Italie. Il s’agit de jeunes mères d’une vingtaine d’années à peine, parachutées dans des maisons inconnues pour prendre soin de malades âgés, souvent très isolées, et qui à leur retour au pays peinent à se réinsérer dans leur famille, à parler avec leurs enfants pour lesquels elles sont devenues au fil des mois des bancomat aseptiques distribuant argent et cadeaux. « Pour combler le manque d’affection, les enfants demandent toujours davantage, mais il en est de même pour les parents qui ont pris soin des enfants en leur absence. » « En Roumanie raconte Silvia, j’ai rencontré une femme qui au retour d’Italie, ne comprenait pas où elle se trouvait et ne réussissait pas à communiquer avec ses propres enfants. Ces femmes se sentent vieillir avec les personnes âgées dont elles prennent soin. Elles n’ont plus 20 ans mais 70 » Le « syndrome italien » est l’autre face de la médaille des orphelins blancs, l’autre face de l’absence de services publics qui oblige les femmes italiennes (sur lesquelles repose encore 70 % du travail domestique) qui veulent entrer dans le monde du travail à s’adresser à d’autres femmes, plus pauvres. Selon le Censis, la croissance de la demande de services d’assistance portera le nombre des collaborateurs domestiques à plus de 2 millions d’ici 2030. Une croissance, comme l’écrit Mara Tognetti Bordogna dans Femmes et parcours migratoires, qui a permis aux « aux femmes italiennes de travailler en dehors de la maison en ‘conciliant’ le travail extérieur et les engagements familiaux, sans rien changer dans la relation de genre »

Les femmes continueront à partir, « et elles sont mal jugées par la communauté dans laquelle elles vivent et par les autorités » dit encore Silvia Dumitrache. Pour les enfants qui restent, « le plus douloureux n’est pas la séparation mais l’attente qui ne finit jamais. Et puis le manque de communication, la difficulté d’imaginer ce que la maman fait dans un autre pays. Tu te sens abandonné. Et c’est pour cela que des enfants se tuent. Peu s’aperçoivent de leur malaise, parce qu’en Roumanie, surtout dans les zones rurales, la figure de l’assistant social est absente. » La situation est encore plus grave en Moldavie : le nombre des suicides parmi les préadolescents y est très élevé, et le gouvernement a lancé une campagne d’information et de soutien pour les émigrées et leurs familles.

Ce qui n’existe pas encore en Roumanie. « La prévention fait défaut, mais aussi le soutien aux familles à distance ». « Tant l’État de départ que l’État d’arrivée sont coupables de ce malaise. C’est un phénomène sous-estimé au niveau européen ».

Ce n’est pas un hasard si le projet Maman je t’aime mis sur pied par Silvia avec le peu de moyens à sa disposition ne réussit pas à briser le mur des palais romains et à trouver des sources de financement pour pouvoir se faire connaître de toutes les badante en Italie. « L’Italie est le seul pays au monde avec plus de 1,5 millions de ‘badante’«  dit-elle, « mais elle n’a pas une politique adéquate. Depuis 2008, ce que l’État consacre à la prise en charge des personnes âgées n’a pas progressé. Seule a progressé la part des dépenses à charge des familles »

Beaucoup de badante « quand elles arrivent, ne connaissent pas l’Italien et elles vivent des situations très difficiles, à quoi s’ajoute la souffrance de la séparation d’avec les enfants et la famille. En 2011 l’administration communale de Milan avait approuvé un projet pilote pour la création d’un guichet d’accueil, mais sans aucun financement. Maintenant se met en place un ‘guichet femme’ dans la Cascina Cuccagna de la ville, ouvert deux heures par semaine, mais là aussi aucun financement n’est prévu. » « On aurait besoin d’un projet gouvernemental d’accueil et d’information pour affronter de manière sérieuse ce problème, le volontariat seul ne suffit pas. » Un exemple : « Voulons-nous combattre le travail au noir ? Alors enseignons à ces femmes comment utiliser un compte bancaire sans ne manipuler que de l’argent comptant » Le site que Silvia avait créé pour donner de l’information aux immigrées étrangères est arrêté depuis 2013. L’argent manquait pour payer un webmestre : « Je voulais qu’il devienne une plate-forme de communication entre la diaspora roumaine et la Roumanie » répète-t-elle plusieurs fois.

La vie des femmes étrangères qui prennent soin de nos personnes âgées reste, pour le moment, confinée dans les maisons qui les hébergent. On les voit dans les parcs de nos villes le dimanche après-midi, quand elles ont quelques heures de repos. Ou en train d’attendre dans les gares des cars chargés de boîtes et valises. Les rares d’entre elles qui réussissent à revenir pour quelques jours dans leurs pays ont les sacs pleins de jeux, quelqu’un charge parfois une bicyclette sur le car. Personne ne s’occupe d’elles, de leurs enfants et de leurs familles, surtout depuis que des pays comme la Roumanie sont entrés dans l’Union européenne. Ni l’État de départ pour lequel elles sont une source de revenus : « L’argent qu’elles envoient chaque mois à leurs familles est utilisé sans que cela ne coûte rien à l’État, et elles ne pèsent pas sur le taux de chômage non plus. Ni à l’État d’arrivée, comme l’Italie, qui a toujours réservé aux badante des quotas importants dans les décrets de régulation de l’immigration et qui leur a délégué la prise en charge et les soins aux personnes âgées ».

1 Cet article a été publié en septembre 2014 sur le site d’information Linkiesta (www.linkiesta.it ). Il est disponible, avec de nombreuses

2 Intraduisible, le mot badante, dérivé du verbe badare (s’occuper de), désigne en Italie les personnes employées à l’assistance à domicile des

3 http://www.alberodellavita.org/uploads/files/Dossier_Orfani_Bianchi_maggio2010.pdf

4 http://dumitrachesilvia.wordpress.com

5 http://www.censis.it/7?shadow_comunicato_stampa=120912

6 http://www.rai.tv/dl/RaiTV/programmi/media/ContentItem-28da1b8b-7484-4d53-bc73-419e129e68a9.html

7 http://www.acli.it/le-acli/soggetti-sociali-e-professionali/acli-colf

1 Cet article a été publié en septembre 2014 sur le site d’information Linkiesta (www.linkiesta.it ). Il est disponible, avec de nombreuses illustrations, à l’adresse suivante: http://www.linkiesta.it/orfani-bianchi-badanti-silvia-dumitrache. Nous remercions l’auteur et le site de nous autoriser à le publier en français.

2 Intraduisible, le mot badante, dérivé du verbe badare (s’occuper de), désigne en Italie les personnes employées à l’assistance à domicile des personnes âgées, des handicapés et des enfants.

3 http://www.alberodellavita.org/uploads/files/Dossier_Orfani_Bianchi_maggio2010.pdf

4 http://dumitrachesilvia.wordpress.com

5 http://www.censis.it/7?shadow_comunicato_stampa=120912

6 http://www.rai.tv/dl/RaiTV/programmi/media/ContentItem-28da1b8b-7484-4d53-bc73-419e129e68a9.html

7 http://www.acli.it/le-acli/soggetti-sociali-e-professionali/acli-colf

Lidia Baratta

Née à Cosenza(Italie) en novembre 1985, Lidia Baratta a fait des études de Communication à Bologne et à Rome, puis a fréquenté l’École de Journalisme Ifg-Walter Tobagi à Milan. Elle a travaillé pour Salute 24-Il Sole 24ore et Libero et collaboré avec de nombreux autres journaux, dont les enquêtes de Repubblica et L’Espresso.it

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