Comme toute forme d’art, le cinéma permet la représentation du réel, c’est-à-dire la mise en situation des conditions de vie des plus pauvres que, sans lui, nous ne connaîtrions pas. Les documentaires sont en ce sens primordiaux. Le cinéma de fiction permet cependant la nécessaire distanciation d’avec un réel trop prégnant, trop cru, trop démoralisant.
Pour nos articles, nous n’avons retenu que des films qui parlent de « pauvreté » et que des films qui nous ont touchées positivement.
Un film est à la fois témoin et révélateur, il met en scène l’indignation suscitée par la pauvreté (Comme une louve, L’enfant de Goa), plus rarement il mettra en scène la fierté d’être pauvre, voire de vivre en marge, libre (Nomadland, À Pied d’œuvre) ou d’être militant d’une cause (L’établi).
On ne connaît pas de films réalisés par les plus pauvres eux-mêmes, sauf en 2015 une rare tentative qui eut une durée éphémère à Marseille avec deux réalisateurs-animateurs ayant eu l’ambition de concevoir et de réa...
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