Un espace commun pour la vie spirituelle

Groupe Quart Monde de Marseille

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Groupe Quart Monde de Marseille, « Un espace commun pour la vie spirituelle », Revue Quart Monde [Online], 171 | 1999/3, Online since 05 March 2000, connection on 06 May 2021. URL : https://www.revue-quartmonde.org/2633

En quelques touches, ce groupe de personnes très diverses introduit à ce vécu personnel, impalpable, différent, à cette « résistance de l’esprit » forgée dans un environnement si peu propice parfois à son épanouissement et si difficile à transmettre...

Index de mots-clés

Spiritualité, Religions

En décembre 1996, un colloque se tint à Marseille à l’initiative de l’Institut de Sciences et de Théologie des religions. Pour clore cette rencontre, l’archevêque, Monseigneur Panafieu, invita les responsables des différentes confessions spirituelles présentes à Marseille, à prier pour la paix en Méditerranée, sur le Vieux Port. Etaient présents des anglicans, arméniens, bouddhistes, catholiques, juifs, musulmans, orthodoxes, et protestants. Une délégation constituée de militants du Quart Monde, de religions différentes, participa à ce temps de prière.

Par la suite, et jusqu'à aujourd’hui, le groupe a continué à se rencontrer, soit à la Maison Quart Monde, soit à l’occasion de sorties et de visites. Chaque rencontre est basée sur un support d’images, qui permet de continuer à partager des expériences intimes par rapport à Dieu, à la vie, à la mort, à la paix...

Ont participé aux échanges : Hélène Bonda, Marie-Claire Zanche, Carmen Fernandez, Roger Lattanzio, Marie-Louise Palermo, qui sont catholiques ; Michèle Cousin, protestante ; Hadda Renaï, musulmane ; Edith Blüm, d’origine juive ; et Marie-Lucile Bernon, catholique, dont le père et le mari sont bouddhistes. Anne de Maissin, alliée, travaillant au service audiovisuel de l’évêché, et Martine Hosselet, volontaire, ont participé au travail d’expression du groupe pendant une quinzaine de rencontres, ainsi que Joseph Rupp, aumônier de prison pendant quinze ans, et allié depuis peu à Marseille.

Le texte qui suit a été rédigé à partir d’extraits de décryptage des rencontres, et agencé autour de quelques thèmes, par Martine Hosselet, Anne de Maissin et Joseph Rupp.

Pourquoi se réunir ?

Joseph : Dans le fond, pourquoi ce groupe est-il né ? Pourquoi avons-nous mordu à l’hameçon de ce rassemblement pour la paix ? Par devoir ? Pour un projet de plus ou bien pour une autre raison ?

Anne : Alliée du Mouvement ATD Quart Monde depuis plus de vingt-cinq ans, j’avais participé il y a longtemps à un groupe de connaissance de la foi avec des plus pauvres sur Marseille, groupe qui s’est essoufflé au bout de deux ans. Entre-temps, dans le cadre de mon travail à l’évêché, je me suis formée à l’audiovisuel et à tout ce qui touche à la rencontre entre les différentes religions. En décembre 1996, je suis allée dire à Martine Hosselet : « Les familles les plus pauvres ont leur place dans ce rassemblement. » Je suis revenue à ce projet de groupe d’expression de la foi, avec plus de goût et de maturation. Ma passion est que chacun connaisse un peu mieux son Dieu et qu’il puisse, un jour, retrouver sa communauté. Parallèlement, il faut préparer les communautés à retrouver leurs membres les plus pauvres. Je me sens profondément « passeur », et aussi dépositaire de tous les trésors de foi reçus des familles au cours des rencontres. Au fil des mois, nous sommes restés dans une écoute qui laissait place à des approximations par rapport à un credo strict. Nous l’avons fait par respect du chemin de chacun, persuadés que les choses s’éclaircissent chemin faisant pour chacun, et à son propre rythme ; persuadés aussi que nous avions beaucoup à apprendre les uns des autres. J’avais une certaine maîtrise de l’outil audiovisuel, ce qui me sécurisait... Mais quel toupet avons-nous eu d’entreprendre cet échange ! Mon souhait est qu’un jour, chacun soit capable de participer à une célébration de sa communauté.

Joseph : La foi des familles, de nature populaire, avec peu de références dogmatiques pour la plupart d’entre elles, se fonde sur l’expérience partagée de la faiblesse humaine, de la dépendance, et sur l’expérience d’un Dieu tout-puissant, aidant, pardonnant, et digne de confiance. Cette foi pacifie la vie personnelle difficile et invite à l’entente et à la paix dans les familles et les quartiers. Son caractère populaire se plaît aux pèlerinages, assemblées de prières et dévotions personnelles reçues de la tradition familiale, comme autant de « lieux sources » de foi et d’espérance.

J’ai découvert cela il y a vingt ans en vivant avec des familles en pèlerinage à Lourdes. Jusque-là, je soupçonnais de folklore les gestes populaires. Un matin, une femme du Quart Monde, mère de famille de huit enfants, à la foi vérifiée par le feu des épreuves, me demande : « Je vais à la grotte, et après, je vais à la piscine. Tu viens ? » J’accepte la grotte, mais refuse la « piscine », n’étant pas malade. « Moi non plus, je ne suis pas une malade, mais, tu sais, j’ai besoin de me laisser laver par le bon Dieu. » Touché, j’ai pris mon tour à la « piscine », désarmé et priant tandis que l’on me plongeait dans une eau souillée.

Ce dont notre groupe intereligieux est porteur, ce sont ces « lieux sources » partagés, quelles que soient nos religions de référence, et cela me semble une sorte de seuil à franchir avant de nous engager plus avant, là où les familles du groupe nous requerront.

Martine : Quand j’écoute les participants à ce groupe, ils éveillent beaucoup de résonances en moi. Pourtant, mon histoire est différente. La leur les a obligés parfois à vivre pendant plusieurs mois à la rue, à tendre la main pour obtenir des autres leur subsistance, à défendre avec acharnement leur droit à garder leurs enfants auprès d’eux, à connaître les camps de réfugiés et la déportation et tant d’autres exclusions qu’on n’imagine même pas. Plusieurs d’entre eux n’ont jamais, ou très peu de temps, fréquenté l’école.

De mon côté, j’ai longtemps été - et je suis encore souvent - remplie de colère et de peur devant ma propre faiblesse et devant celles des autres. Cette peur irrépressible de ne pas être à la hauteur, cette angoisse irraisonnée d’être abandonnée... Sur ce terrain, nous nous sommes trouvés d’emblée à égalité. Or, du fond de cette désolation, les plus pauvres ne désespèrent pas, ils interpellent leur Dieu, chacun avec ses mots, ses gestes et ses images, ou avec l’aide de « passeurs » : une mère dont ils gardent le souvenir, une voisine religieuse, un Bouddha... Pour ma part, ils m’ont fait redécouvrir le Dieu que j’avais appris à connaître dans mon enfance et qui aime et recherche ce qui est petit, pauvre, abandonné, parce qu’Il trouve chez les pauvres cette adhésion sans retenue, ce désir de vie qui a traversé les tempêtes. J’ai redécouvert que la Bible n’est pas un livre de morale ni de récits de réussites aux yeux du monde, mais un livre qui met en scène des chercheurs de Dieu dont nous continuons aujourd’hui la longue histoire. J’ai trouvé des compagnons de route car leur foi se bâtit comme la mienne dans une histoire de « résistance » à tout ce qui anéantit l’homme.

Ce que nous faisons

Martine : Certains ne sont pas venus aujourd’hui. Comment leur expliquer ce que nous faisons et de quoi nous parlons ici ?

Hélène : On est un peu comme dans la famille, voyez, ça ne fait pas comme des étrangers. Pour moi, c’est une famille.

Marie-Claire : C’est comme une veillée. Où chacun dit une histoire par rapport à la religion, par rapport aux souvenirs qu’on en a et par rapport aux fêtes d’aujourd’hui.

Michèle : Je dirai aux nouveaux : « Venez nous expliquer votre façon de vivre, venez nous expliquer votre histoire, venez nous partager le savoir qui va avec... »

Martine : Quand nous sommes allés visiter la pagode bouddhiste, c’était surtout pour mieux connaître certains d’entre nous qui ont de la famille qui vient d’Asie, comme Marie-Lucile, mais aussi pour mieux connaître les familles du Quart Monde qui habitent loin. Par exemple, en janvier, nous avions envoyé nos vœux de Nouvel an un peu partout dans le monde et les familles du Quart Monde de Bangkok, en Thaïlande, nous ont répondu : « Merci pour vos vœux. Ici, le pays est bouddhiste. Le Premier janvier, nous serons en 2541... En 2541, c’est donc une bonne avancée de 544 ans sur vous ! Nous avons vraiment été heureux de recevoir votre message. Nous l’avons traduit en thaï pour le partager avec les habitants du bidonville où nous faisons des bibliothèques de rue... ».

Nos prières...

Marie-Claire : Je trouve que c’est beau, la croyance. Il y a des gens qui croient, il y en a qui ne croient pas. Mais avec ceux qui en rigolent, vous ne pouvez pas discuter, ce n’est pas la peine.

Hélène : Le soir, moi, avant de me coucher, je fais la prière et je dis le « Notre Père », et tout ça... Parfois, j’oublie et je me mets la tête au coussin jusqu’au matin. Après, je dis : « Mon Dieu, j’ai oublié de faire ma prière ! »

Quand j’ouvre la fenêtre le matin, je dis : « Merci, Seigneur, parce que je vois le jour ! » Pour moi-même, je dis ça, avant que je sorte.

Michèle : A partir du moment où Dieu écoute, Il prend en considération ce qu’on Lui demande et Il fait ce qu’il veut.

Ce qui me donne de l’espoir, c’est que le jour se lève chaque jour. Il peut y avoir des guerres, il peut y avoir des paix, mais le jour se lève chaque jour.

Anne : Quand on croit en un Dieu, quelles que soient nos religions, c’est accueillir de Lui la vie qu’on a en soi, c’est Lui dire merci, puis Lui demander qu’avec le voisin, cela aille un peu mieux, qu’avec les enfants, cela soit plus facile... Je ne sais pas si cela rejoint votre expérience ?

Michèle : Oui, je dis la même chose : « Merci pour ce que Tu m’as donné. Fais que je puisse en partager le meilleur ».

Martine : Vous disiez : « Parfois, je L’insulte quand je suis en colère. Parfois, je Lui dis merci, ou je Lui demande quelque chose » ?

Hélène : Eh bien, question colère, parfois je suis très méchante, j’ai le caractère enragé. Quand je ne peux pas me venger sur quelqu’un, Dieu y passe ! Après cinq minutes, je me calme, je dis : mon Dieu, pourquoi je fais ce cirque-là ? Je me souviens du Christ en croix, qui se retourne vers celui qui était en croix avec lui, et il lui dit : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » C’est vrai ! On se met en colère, on se tue, et puis qu’est-ce qu’on a fait dans le fond ? C’est trop tard Mais ce n’est pas pour ça que je ne vais plus à l’église, c’est parce que je n’ai plus le temps avec les petits.

Chez moi, j’ai une Vierge de ma mère qui a plus de cent ans. Je lui dis : « Donne-moi la santé, à moi et à mes enfants... ».

Roger : Dans la vie, il faut faire du bien. C’est ma mère qui m’a appris ça. Je n’arrive pas accepter que des gens ne s’en sortent pas, qu’ils ne se bougent pas. Je dis aux gens à la rue qu’ils ne faut pas qu’ils restent là. Il faut qu’ils se bougent, qu’ils fassent leurs papiers.

Marie-Louise : Chez nous, on est attaché à Jésus et à la Vierge. Je porte une croix de Jérusalem rapportée par la sœur qui m’a appris à lire et à écrire. Avant de m’endormir, je fais la prière. Le matin, avant de boire le café, je fais la prière.

Hadda : Mes parents et mes grands-parents allaient à la mosquée. Personnellement, je n’y vais pas mais je fais la prière tous les jours. Je ne suis pas une femme à histoires. Quand je vois qu’il y a une dispute devant moi, j’essaie d’éteindre le feu et non pas de l’allumer. C’est tout ce que je peux faire.

S’ils veulent s’entendre, ils peuvent s’entendre et faire la paix entre eux.

Martine : Vous pensez que la paix est possible ?

Hadda : Oui, s’ils s’entendent. Les responsables politiques les premiers, et nous aussi. Si les gens étaient plus intelligents, on se partagerait le pain...

Marie-Louise : Ils peuvent faire la paix en Algérie, en Yougoslavie, partout, mais nous on doit prier pour eux. La prière, elle fait pour tout. Elle est de bon conseil.

Marie-Lucile : Ce que je peux dire sur la paix : mes belles-soeurs hindoues se sont mariées avec des gitans espagnols.

Carmen : En Espagne, les églises sont pleines de décorations. Il y a des processions avec tous les saints et la Vierge. Le Vendredi saint, on chante, avec des bougies à la main, c’est beau. Les chants disent : « Qui me prête un grand escalier pour monter au ciel et aller lui enlever les épines ? »

Dans ma tête, Dieu, je Le vois beau. Il t’aime toi, Il m’aime moi. Il nous connaît très bien, bien mieux que nous. C’est Lui qui nous a faits. Le monde ne s’est pas fait tout seul. Qui a fait tout ça ? C’est Dieu. J’ai la foi, mais j’ai l’impression que parfois, Il me met des épreuves dures, des problèmes trop forts que je ne peux pas supporter et parfois, je me demande si je vais encore tenir... Si je tiens, c’est pour mes enfants, sinon je ne sais pas si je serais encore là.

Martine : Edith, est-ce que je peux dire un secret ? Un jour à la Maison Quart Monde, il y avait un livre sur la table avec de petits textes illustrés de beaux dessins. Vous vous êtes arrêtée sur une phrase, et vous avez dit : « Ca c’est vrai ! ».

Edith : Oui, c’était la phrase : « Ceux qui ont eu la vie dure, ceux qui ont vécu beaucoup de choses difficiles, et qui réussissent encore à aimer les autres, ceux-là ont la paix. » ... C’est bien vrai, malgré toutes les tuiles qui nous tombent encore dessus tous les jours.

Dans nos communautés

Michèle : Quand nous sommes allés visiter Notre-Dame-de-la-Garde, avant de franchir les grilles, j’ai eu, comme toujours quand je vais là-haut, un sentiment de sérénité... J’ai eu l’impression que toutes les haines du monde s’arrêtaient aux grilles.

Carmen : Une maman, elle aime ses enfants. Elle leur donne la chaleur, leur montre le bon chemin, pour qu’ils n’aillent pas de l’autre côté. La Vierge, pour nous, c’est notre mère. Quand parfois je vais faire une bêtise, j’ai l’impression qu’une petite voix me parle et me guide. Elle me dit : « Non, il ne faut pas faire ça ».

Hélène : Quand on a demandé à baptiser ma petite-fille, il y a eu une réunion des parents, parrains et marraines, à la paroisse. J’y suis allée, le curé m’a dit : « Pourquoi voulez-vous la faire baptiser ? » Je ne comprenais pas : lui, le curé me demandait pourquoi je voulais faire baptiser ma petite-fille ! Dans notre famille, c’est la coutume, on a toujours baptisé les enfants.

Un autre curé m’a dit : « Il faut laisser choisir l’enfant. » Et si entre-temps, il meurt ? Il n’est pas baptisé, il n’est pas chrétien, cet enfant ! Je lui ai dit : « S’il veut choisir une autre religion, quand il sera grand, il pourra changer. Mais chez nous, on baptise. »

Marie-Louise : Quand je vais à la messe le dimanche, et que j’entends ce qui est écrit et ce que le prêtre dit, je comprends des choses que je n’avais pas comprises avant. Quand j’entends parler le prêtre, ça éclaire la personne. Ca me fait comprendre tout.

Marie-Lucile : Chez les bouddhistes, on s’ouvre intérieurement, mais on ne le fait pas voir. On vit dans la simplicité. On demande à quelqu’un s’il a à manger ou non...

Mon père, qui est bouddhiste, c’est la droiture, le respect. Je l’écoute toujours.

Edith : Moi j’ai fait un pèlerinage à Lourdes, très beau, mais dur, dur. ça grimpait, j’ai monté des escaliers, il y avait des statues, c’était les juges de Jésus, et tu avais Jésus au milieu, et tu avais un escalier qu’il fallait monter à genoux. J’ai mis deux heures pour faire toutes les marches. Et en haut, tu vois Jésus avec les deux brigands.

Hélène : Moi, quand j’ai été à Lourdes, j’ai fait le chemin de croix et la procession pieds nus. A Lourdes, il y a des réunions dans les grandes salles, on pose des questions. Des fois on nous demande d’expliquer ce qui se passe à Marseille et nous, on leur demande comment ça se passe chez eux, comment est leur vie. J’aime bien venir à Lourdes, c’est un endroit qui me plaît.

Hadda : Chaque religion a ses habitudes. Je ne peux pas vous faire changer votre manière de voir, et vous ne changerez pas la mienne, mais on peut se respecter. Nous sommes tous des frères et des sœurs. Nous sommes tous restés neuf mois dans le ventre de notre mère.

Dans nos quartiers...

Martine : Est-ce que nous connaissons dans nos quartiers, des gens qui n’ont pas la même religion, et qui font des gestes de paix ?

Marie-Claire : Pour l’Aïd, mes voisins viennent apporter des gâteaux, du pain, du couscous. Quand ils font le pain, ils m’en portent, ils portent toujours quelque chose.

Quand ils reviennent d’Algérie, ils apportent des dattes.

Par exemple, s’il y a un décès, ils viennent nous voir. Ils n’allument pas la télévision, ils respectent le deuil du mort, que ce soit dans l’immeuble ou dans le bâtiment en face.

Quand vous veillez le mort chez eux, il faut que vous mangiez tous dans le même plat. Quand quelqu’un est mort chez eux, c’est sacré.

Hélène : Il y a un voisin qui a été tué, j’ai veillé avec sa famille jusqu'à trois heures du matin.

Marie-Lucile : Chez les bouddhistes, on bénit le cercueil avec des fruits et du riz.

Michèle : Dans les hôtels meublés bon marché où j’habitais, j’avais beaucoup de voisins israélites. Le vendredi soir, ils arrivaient chez moi avec leur petite casserole, ils préparaient un plat cuisiné avant le soir, de la viande avec des pâtes. Ils m’en donnaient. Une fois, ils m’avaient donné de la viande, presque pour toute la semaine... Pendant le sabbat, ils n’allument pas le feu. Ils m’appelaient pour le faire, moi ou un autre voisin.

« Pour rentrer chez moi, il y a plein de chemins. Je peux prendre le métro, aller à pied, prendre un boulevard ou la traverse... Pour aller vers Dieu, il y a plein de chemins différents, et ces chemins, c’est toutes les traditions religieuses. » Germain Diouf, après le rassemblement du 8 décembre 1996, sur le Vieux Port.

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