L’addition de précarités ne fait pas une politique

Philippe Defeyt

p. 48-50

References

Bibliographical reference

Philippe Defeyt, « L’addition de précarités ne fait pas une politique », Revue Quart Monde, 258 | 2021/2, 48-50.

Electronic reference

Philippe Defeyt, « L’addition de précarités ne fait pas une politique », Revue Quart Monde [Online], 258 | 2021/2, Online since 01 December 2021, connection on 18 October 2021. URL : https://www.revue-quartmonde.org/10325

On connaissait déjà la précarité alimentaire, la précarité énergétique, la précarité étudiante, depuis longtemps. On a ajouté plus récemment la précarité menstruelle.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On pourrait parler aussi de précarité protectionnelle (il est évident que l’achat de protections coûte cher à de nombreux seniors), de précarité relationnelle (bien visible en ces temps de crise sanitaire), de précarité culturelle (qui peut se payer une place à l’opéra ?), de précarité résidentielle (un toit à soi, de qualité, et financièrement accessible, est un rêve pour trop de personnes), de précarité sexuelle, de précarité numérique, de précarité éducative, de précarité automobile, de précarité dentaire, de précarité vestimentaire, etc. ; la liste est sans fin pour les personnes en pauvreté.

Toutes ces précarités correspondent à la définition du Conseil économique, social et environnemental (français) : « [...] l’absence d’une ou plusieurs des sécurités permettant aux pers...

1 En Belgique, il existe un Centre public d’action sociale (CPAS) dans chaque commune. Organismes publics, ils ont pour mission « de permettre [à

Philippe Defeyt

Philippe Defeyt est économiste, administrateur de l’Institut pour un Développement Durable (IDD) à Sombreffe (Namur) en Belgique. Il a été président du Centre Public d’Aide Sociale de Namur.

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