On nous a souvent dit : « Je n’ai jamais entendu une personne très pauvre dire qu’elle aspirait à la paix ! » La remarque révèle l’exclusion même dans laquelle nous enfermons les plus pauvres. Quand est-ce que nous donnons l’opportunité aux personnes très pauvres de s’exprimer sur d’autres sujets que les nécessités de leur vie quotidienne ? Quand prendra fin le fait que les premiers concernés par les idéaux de l’humanité n’y soient associés en rien ?
La recherche-action La misère est violence, rompre le silence, chercher la paix a révélé des impensés pour ceux qui subissent les conditions extrêmes de la précarité sur tous les continents :
« En milieu de pauvreté, le mot VIOLENCE est souvent utilisé comme une accusation. Pour nous nommer, nous désigner, depuis toujours, on parle des pauvres comme des personnes violentes qui font peur. On parle de milieu de violence, de notre jeunesse qui est violente. Nous en étions presque à penser que ce mot violence était en fait un qualificatif q...
Ce document sera publié en ligne en texte intégral en septembre 2026.
