R.Q.M. : Comment et pourquoi vous êtes-vous embarquée dans cette aventure ?
M. D. : Une copine franco-algérienne m’en a parlé, j’ai trouvé le projet très beau, et j’aime naviguer ! Plus profondément, j’ai eu la chance de naître dans un pays – pour le moment – en paix, mais je sais que ce n’est jamais acquis. Pour moi c’est essentiel de savoir vivre les uns avec les autres et que chacun puisse trouver sa place puisque c’est une condition nécessaire pour vivre en paix. L’expérimenter dans un petit espace, celui du bateau, d’où on ne peut pas s’échapper, c’était une occasion inespérée. On doit vivre avec l’autre et apprendre à le connaître. En Méditerranée, on est sur un territoire où il y a beaucoup de conflits, même si on a en commun une même mer. Il y a beaucoup de migrations et, pendant la traversée, j’ai aussi découvert combien l’Europe est une forteresse, protégeant les droits de ses propres citoyens, mais rendant les démarches d’accueil des Non-Européens très compliquées. L’Europ...
Ce document sera publié en ligne en texte intégral en septembre 2026.
