Christian Faure, Fais danser la poussière

Téléfilm, France 2, 9 février 2010

Marie-Hélène Dacos-Burgues

p. 60

Bibliographical reference

Christian Faure Fais danser la poussière, téléfilm, France 2, 9 février 2010

References

Bibliographical reference

Marie-Hélène Dacos-Burgues, « Christian Faure, Fais danser la poussière », Revue Quart Monde, 214 | 2010/2, 60.

Electronic reference

Marie-Hélène Dacos-Burgues, « Christian Faure, Fais danser la poussière », Revue Quart Monde [Online], 214 | 2010/2, Online since 01 October 2010, connection on 30 March 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/7907

Comme en écho à « Une vie toute neuve », film de cinéma, un téléfilm, Fais danser la poussière1, de Christian Faure, dont le scénario a été établi à partir de la biographie de Marie-Dô danseuse de la troupe d’Alvin Ailey ! L’enfant qui joue Maya est attachante mais le film de Christian Faure n’est pas d’aussi bonne qualité que celui de Ouinie Lecomte. Il sert d’introduction au débat animé par Christophe Hondelatte sur le thème La Revanche des mal-aimés et sur la résilience. Le débat réunissait autour du professeur Boris Cyrulnik et d’un psychiatre, le docteur Salmona, des « résilients » très connus : Marie-Dô, Clavel Kayitare (athlète sauvé enfant du massacre du Rwanda), Tim Guénard (qui, après une vie très difficile, aide d’autres à entrer en résilience), Sibylle Claudel (animatrice de télévision), Patrick Dubois (Emmaüs).

Ils reviennent de loin ! Et ils ne sur jouent pas l’affliction. L’interrogation est cependant ici plus conventionnelle que dans le film Une vie toute neuve. Contrairement au film précédent où il n’y a pas de méchant et cependant une très grande souffrance, dans Fais danser la poussière, il y des méchants. Aucun des témoignages sur le plateau de Christophe Hondelatte n’élude les détails de la souffrance infligée par les autres, … et ils ne disent pas tout ! Au final les interventions de Christophe Hondelatte, de la psychiatre le Dr Salmona et du professeur Cyrulnik ont permis de cerner les conditions minimales pour pouvoir s’en sortir. C’est Tim Guénard qui a surpris le plus, non seulement par ce qu’il fait pour aider les autres mais par l’énoncé de ce qui lui a permis de s’en sortir : c’est au regard d’un policier inconnu qui le conduisait au tribunal qu’il s’est toujours raccroché tant il y a vu de la bienveillance. Preuve sans doute qu’il n’a pas eu d’autre occasion de vérifier la bienveillance des êtres humains. Tous les autres « résilients » font état d’une main tendue et de leur volonté de vivre. Dans tous les cas c’est plus la profondeur humaine de l’échange offert que la durée de cet échange qui a compté.

1 France 2, le mardi 9 février 2010.

1 France 2, le mardi 9 février 2010.

Marie-Hélène Dacos-Burgues

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