Frédéric Bennaï. Les loges du social

Éd. Les 3 colonnes, 2018, 137 p.

Daniel Fayard

p. 63

Référence(s) :

Frédéric Bennaï. Les loges du social. Éd. Les 3 colonnes, 2018, 137 p.

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Daniel Fayard, « Frédéric Bennaï. Les loges du social », Revue Quart Monde, 251 | 2019/3, 63.

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Daniel Fayard, « Frédéric Bennaï. Les loges du social », Revue Quart Monde [En ligne], 251 | 2019/3, mis en ligne le 01 septembre 2019, consulté le 08 août 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/8093

Un roman ? Curieuse narration où s’entrecroisent des bribes de vie de jeunes et de parents perçues par un travailleur social chargé de prévention dans le cadre de la protection de l’enfance et un soliloque de sa part pour tenter aussi bien de comprendre des situations familiales complexes et difficiles qu’il doit gérer que de se défendre de leur impact sur sa propre vie, impact envahissant, violent, insupportable.

Pourquoi devrais-je me mettre toujours à la place des gens et essayer de ressentir les choses à leur place avec un risque non négligeable de me tromper, d’extrapoler sur les sentiments qui les animent. C’est fatigant à la fin.

Une fatigue professionnelle ! Progressivement, le récit fait la part belle à des pratiques compensatrices (le recours à des médicaments et à l’alcool) et à des échappatoires comportementales (l’obsession de se soustraire à la dureté des relations, de rechercher des temps et des espaces d’isolement, de mentir même à ses proches). Le soliloque livre parfois des pensées hallucinatoires et des envies d’initiatives irrationnelles.

Un roman ? Plutôt sans doute un retour d’expérience, l’auteur ayant derrière lui plus de vingt ans de carrière dans ce métier.

Daniel Fayard

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