Gaston Dayanand, Dans les courées de Calcutta, Un développement à l’indienne

Ed. Charles Léopold Mayer, Paris, 2003, 260 p.

Jean Monge

Bibliographical reference

Gaston Dayanand, Dans les courées de Calcutta, Un développement à l’indienne, Ed. Charles Léopold Mayer, Paris, 2003, 260 p.

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Jean Monge, « Gaston Dayanand, Dans les courées de Calcutta, Un développement à l’indienne  », Revue Quart Monde [Online], 193 | 2005/1, Online since 01 July 2005, connection on 17 May 2022. URL : https://www.revue-quartmonde.org/9233

Un témoignage chaleureux sur le développement patient et solidaire réalisé par les habitants d’un bidonville de Calcutta.

Dans les années 70 un prêtre du Prado, d’origine suisse (il deviendra indien en 1992), arrive dans un “ slum ” de Calcutta, à Howrah, sur la rive opposée du Gange.

C’est l’auteur qui nous conte l’historique d’une lutte contre la misère. Un jour des femmes se redressent, se donnent la main et se lancent dans l’entraide. Peu à peu elles vont résoudre à leur manière les soins, la malnutrition, l’école, le logement, le travail même.

Elles sont jeunes et moins jeunes, chrétiennes, bouddhistes, musulmanes. Il y a là : Rayon de Soleil, Aube lumineuse, Belle chevelure, Diamant noir et bien d’autres. La traduction de leurs noms nous enchante. Des hommes, peu à peu, vont se joindre à elles, résolvant, de façon différente, mais tout aussi efficace, les problèmes. Et cela dure.

Tout commence par des conversations (des palabres dirait-on en Afrique) reflétant les besoins : ça bavarde, ça ergote, ça crie ; c’est drôle, pétillant, vivant. Des décisions suivies d’actes se prennent, se concrétisent. Des gens extérieurs alors s’y attellent aussi.

Un livre touffu, indien ( ?) qui nous fait pénétrer à l’intérieur du monde des pauvres en Inde. Il y a de la poésie, du mysticisme, des données, des constats, des analyses, des réflexions fortes.

Un vrai livre sur le Quart Monde... “ qui a reçu le secret de la vie ”, qui “ comme l’oiseau la fait chanter ”, qui espère toujours le “ triomphe de l’amour sur la haine ”

Jean Monge

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