« Personne n’est supérieur à l’autre »

Kassandra Villca Mamani, Roxana Quispe and Marion Navel et Évelyne Dubois

p. 13-18

References

Bibliographical reference

Kassandra Villca Mamani, Roxana Quispe and Marion Navel et Évelyne Dubois, « « Personne n’est supérieur à l’autre » », Revue Quart Monde, 258 | 2021/2, 13-18.

Electronic reference

Kassandra Villca Mamani, Roxana Quispe and Marion Navel et Évelyne Dubois, « « Personne n’est supérieur à l’autre » », Revue Quart Monde [Online], 258 | 2021/2, Online since 01 December 2021, connection on 18 October 2021. URL : https://www.revue-quartmonde.org/10310

Kassandra Villca Mamani et Roxana Quispe de Bolivie, Marion Navelet et Évelyne Dubois de France, ont été membres de l’équipe nationale de recherche de leur pays respectif dans la Recherche internationale sur les dimensions cachées de la pauvreté. Elles y ont apporté leur expérience de la pauvreté et leur savoir, croisés avec d’autres de leurs pairs et avec des professionnels et des universitaires. Elles ont dialogué toutes les quatre lors de deux visioconférences, avec le soutien d’interprètes.
Ces deux rencontres ont à chaque fois été préparées, en Bolivie et en France.
Voici les extraits de ces dialogues qu’elles ont choisi de partager.

Ces échanges ont été préparés et soutenus par Chantal Consolini (animatrice du groupe de militants dans la recherche en France), Sophie Boyer (co-coordinatrice de la recherche en Bolivie) et Alberto Ugarte (membre de l’équipe de coordination internationale).

Qu’est-ce qui vous a motivées à participer à ce projet de recherche ?

Marion : Quand on m’a proposé de participer à la recherche, je ne comprenais pas bien les mots « dimensions » et « mesures » en rapport avec la pauvreté. Je trouvais ça farfelu, c’était trop abstrait. Mais j’avais envie d’approfondir, de comprendre. Je me suis dit qu’en participant, je trouverais peut-être de quelle dimension on parle.

Roxana : J’ai rencontré Emma au local d’ATD Quart Monde et elle m’a demandé si je pouvais participer. J’ai dit oui tout de suite sans poser trop de questions. [...] J’ai accepté d’emblée parce que je me suis dit que le projet serait intéressant et parce que j’ai cette soif d’apprendre.

Kassandra : Quand on m’a proposé de participer à cette recherche, j’ai trouvé que c’était quelque chose de très intéressant, parce que, d’ordinaire, la pauvreté n’était mesurée que par des grandes organisations. Au fur et à mesure que le projet avançait, je me suis rendu compte que la pauvreté, c’est que...

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