“Ce qui nous a aidés, pas aidés, nous aurait aidés…”

Parents du Pas-de-Calais

p. 14-20

References

Bibliographical reference

Parents du Pas-de-Calais, « “Ce qui nous a aidés, pas aidés, nous aurait aidés…” », Revue Quart Monde, 267 | 2023/3, 14-20.

Electronic reference

Parents du Pas-de-Calais, « “Ce qui nous a aidés, pas aidés, nous aurait aidés…” », Revue Quart Monde [Online], 267 | 2023/3, Online since 01 March 2024, connection on 01 March 2024. URL : https://www.revue-quartmonde.org/11122

Dans le cadre de la clôture du projet de promotion familiale et culturelle à partir du petit enfant mené par une équipe d’ATD Quart Monde dans le Bassin minier du Pas-de-Calais (62) entre 2018 et 2022, un texte a été écrit avec et par des parents ayant participé au projet, connaissant la pauvreté dans toutes ses dimensions, et élevant leurs enfants dans cette vie d’épreuves, de courage et de joie de faire famille, malgré tout.

Cet article est une sélection d’extraits de leur texte collectif.

« Ce qui nous a aidés, pas aidés, ce qui nous aurait aidés,
avec nos bébés, avant et après la naissance,
au milieu de la vie difficile ».

On a accepté de participer à ce travail, proposé par l’équipe d’ATD, pour raconter notre histoire : « l’expérience joyeuse d’être maman », et aussi « ce à quoi on n’a pas eu droit et à quoi d’autres ont droit » ; et aussi pour parler aux juges, aux assistantes sociales, aux TISF1, pour discuter de pourquoi ils font les choses comme ils le font et comment on pourrait faire pour que ça se passe mieux. On sait tous ce que c’est d’élever nos enfants au milieu d’une vie difficile, un papa a dit qu’on était ensemble des « amis de galère ».

Pour commencer le travail, on a passé une séance à réfléchir à quoi ça nous faisait penser, l’idée d’un nouveau bébé. On a beaucoup évoqué des peurs : du handicap, de la mort du bébé ou de la maman, du placement. Ce ne sont pas des peurs qui sont juste des idées en l’air, c’est des peurs qui viennent de ce qu’on a vécu.

Il y a un autre mot qu’on a dit beaucoup, c’est l’espoir, l’espérance. « Même quand c’est difficile, quand on a le bébé qui arrive, on oublie les soucis, on pense au bonheur qui va nous arriver ». Une autre maman a raconté les premiers mots qu’elle a dits à sa fille à la naissance : « Personne ne te fera du mal ». C’est des mots qui parlent d’espoir, que la vie soit mieux pour cet enfant que ce que nous on a vécu.

Qui a été là ou pas là en attendant nos bébés ? Qui nous a aidés vraiment, ou pas ? Quel rapport avec la vie de galère ?

On a repensé à toutes les personnes qui étaient autour de nous quand on attendait notre bébé, et juste après la naissance, et on s’est rappelé comment cette personne nous avait aidés ou pas, si sa présence eu de l’importance. On a aussi pensé aux personnes qui n’avaient pas été là. Autour de nous, il y avait la famille, les amis (pas beaucoup, pas toujours), et des professionnels (beaucoup, toujours).

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© ATD Quart Monde / Chantal Laureau

Quelles personnes nous ont aidés, ou pas, à être bien avec notre bébé, à faire du bien à notre bébé ?

Le bébé lui-même nous a aidés !

Une maman raconte qu’elle a vu une « métamorphose » sur le visage du papa. De s’occuper de lui, de lui parler, de lui donner le biberon : son papa « a repris goût à la vie », il est alors sorti d’une période très difficile, avec de la dépression.

Côté famille :

Dans nos vies il y a, plus souvent que pour d’autres, des choses difficiles comme la maladie, le handicap ou le placement. Ça a un impact sur le rôle de notre conjoint. L’une de nous, qui a vécu l’expérience du placement de son bébé à la maternité, raconte « Il était beaucoup avec moi, quand on a placé le ch’tiot. S’il n’avait pas été là, je ne serais plus là moi. »

Une de nous a une autre expérience : « Moi, il valait mieux qu’il ne soit pas là. Le père, pour moi, c’était une source d’angoisse perpétuelle, je ne me sentais pas en sécurité avec lui. Donc moi j’ai bien vécu son absence. »

Pour plusieurs d’entre nous, nos mères ont été importantes. Pour d’autres, c’est notre grand‑mère.

Mais parfois il faut apprendre à garder sa propre place de maman face à nos mères à nous.

« Moi et ma mère, ça a toujours été conflictuel, mais là, c’est ma mère qui a tout préparé pour l’arrivée du bébé. Quand j’ai accouché de Clara, j’ai changé la donne. Je ne voulais pas que ma mère prenne mon rôle et que ce qu’elle faisait avec moi petite, elle le fasse avec ma fille. Donc j’ai dit : ‘C’est bien, t’as préparé tout, mais maintenant, c’est ta petite-fille et c’est MA fille’. »

Parfois des relations déjà difficiles avec la famille se sont encore compliquées autour de la naissance.

« Avant, j’étais hébergée par ma sœur, ça se passait pas très bien déjà de base et quand je suis tombée enceinte, ça s’est mal passé. Elle n’était pas d’accord pour que j’aie un enfant aussi jeune. Elle voulait que j’avorte. Elle m’a mise dehors. »

Pour la moitié d’entre nous, des membres de notre famille importants nous ont manqué. Soit parce qu’ils étaient décédés, soit à cause de la distance : quand on va habiter 20 km plus loin avec notre conjoint.e, ou dans un foyer ou dans un centre maternel, et qu’on n’a pas de permis ou de voiture, ça empêche de se voir.

Côté amis :

Pour beaucoup d’entre nous, on n’avait pas beaucoup d’amis au moment de la venue du bébé.

« Les amis j’en n’avais pas. C’est-à-dire, j’avais des amis, mais c’était pas des bons… »

« On était solitaires, ce qui m’intéressait c’est d’avoir mes enfants, mon mari, mon frère, ma sœur, ma grand-mère. Je vivais pour mon couple, et mes enfants. »

Accueillir son bébé dans un lieu collectif, comme un centre maternel, ça a permis à l’une de nous de construire des amitiés durables.

Deux mamans ont expliqué comment des émissions de télévision, des magazines, des documentaires leur ont appris des choses sur leur bébé : la dentition, la santé, les activités qu’on peut faire. Et aussi sur leur santé à elles, et sur le fait qu’elles n’ont pas toujours eu droit à des choses que d’autres ont.

« À l’hôpital, on ne m’a pas proposé, après la naissance, de remuscler le périnée. On ne me l’a même pas dit. C’est en regardant ‘Maman est célèbre’, sur la 11, que j’ai su ce que c’était. »

Côté professionnels :

Quand on attend un bébé et qu’on a la vie difficile, on est entouré de beaucoup de professionnels. Parfois on a demandé, parfois on n’a pas eu le choix.

Il y a les professionnels que c’est « normal » d’avoir autour de soi quand on attend un bébé : les sages-femmes de la maternité, les gynécologues, les puéricultrices de la maternité et de la PMI…

Et il y a ceux qui sont là parce que la vie était compliquée en attendant ce bébé : les sages-femmes de la PMI, les TISF ou les AVS2, les éducateurs, les assistantes sociales, les juges.

On a discuté ensemble pour comprendre pourquoi les professionnels étaient parfois aidants, pourquoi parfois ils ne nous aidaient pas du tout, ou même pourquoi parfois c’était pire avec eux.

Une jeune maman nous a dit :

« Moi j’ai besoin qu’on regarde comment que je fais [avec mon bébé], qu’on me dise que c’est bien.
Avec la TISF Isabelle, ça se passe bien : elle regarde si je fais bien ou quoi. Elle voit que je m’en occupe bien. Que je lui donne bien mes biberons. Elle me dit qu’elle peut m’aider à faire le ménage mais comme je l’ai fait, elle dit qu’elle n’a rien à faire. Elle reste assise. Elle ne me suit pas. Elle me parle, elle me demande si ça va bien avec la petite, je dis oui.
L’autre TISF Marjorie, elle regarde si je fais pas mal les biberons, si je range bien la garde‑robe.
Isabelle, elle a regardé comment je faisais les biberons au début, elle a dit : ‘Je sais que tu fais bien, j’ai rien à dire’. Alors maintenant elle ne me surveille plus.
Marjorie, quand je mettais l’eau, elle me dit : ‘Il fallait pas mettre comme ça’. L’eau je la mets jusqu’au trait [120 ml]. Et puis après je mets le lait, ça fait 4 [mesurettes]. Marjorie, elle me dit : ‘Mets le lait avant l’eau’. Mais quand je mets le lait avant l’eau, ça monte encore [la maman montre le trait d’au-dessus +20 ml]. Après je suis perdue. Isabelle elle me dit : ‘Tu mets l’eau avant si tu veux’. »
Dans son bain, je mets son produit dans l’eau, comme ça je suis tranquille. Marjorie me dit : ‘Non, faut pas faire comme ça, faut mettre le savon sur elle, et la rincer après’. Isabelle, elle me dit : ‘Si tu veux mettre le produit avant c’est comme tu veux, juste après tu changes l’eau et tu la rinces’.
Marjorie, je fais comme si elle n’était pas là. Isabelle, je parle avec elle. »

Le manque d’explications, de préparation avant la venue du bébé :

TOUS les parents du groupe ont dit qu’ils n’avaient pas fait de vraie préparation à la naissance pendant la grossesse : pas d’exercices pour l’accouchement, pas d’explications sur les besoins du bébé.

« On ne m’a pas fait faire les trucs qu’on fait au tout début, avec le père et la mère, pour apprendre, à faire les soins puis tout. On ne nous a même pas proposé. »

Le manque de confiance, de part et d’autre :

Parfois, les professionnels n’arrivent pas à nous aider parce qu’on n’arrive pas à leur faire confiance :

« À la maternité la sage-femme me dit qu’elle va garder le bébé, que je peux aller fumer. Je lui dis : ‘Non, non, non. Je reste là’. Je voulais pas. C’est une crainte qui restera tout le temps. J’aurais dit ‘Oui, gardez la petite 5 min, je vais fumer’, ils auraient peut-être écrit : ‘ Madame est partie fumer, elle a confié le bébé’ et peut-être sans préciser que c’est eux qui l’avaient proposé. »

Parfois ce sont les professionnels qui ne font pas confiance aux parents : par exemple un professionnel qui nous regarde tout le temps et c’est insupportable : « La TISF, au parc, elle nous suit, pourquoi, elle a peur qu’on s’enfuie ? Ça m’énerve. »

De savoir des choses sur nous, ça fait que parfois les professionnels ont des idées toutes faites sur qui on est :

« C’est pas parce qu’ils sont en ESAT3 qu’ils sont idiots. Il ne faut pas nous prendre pour des incapables. »

Les lieux sont importants, ça peut nous aider ou pas en fonction du moment, de la famille, des besoins :

Le domicile, c’est notre intimité, il faut trouver la façon de faire, expliquer ce qu’ils font, demander la permission de regarder partout, il y a des façons de faire qui font peur.

La venue d’un professionnel chez nous, à domicile, quand on ne l’a pas demandé, c’est très inquiétant. Par contre, quand on l’a demandé, c’est rassurant.

La maman qui a eu son bébé placé a très bien expliqué que c’est quand les visites ont commencé à se faire à la maison que le lien entre son petit garçon et elle a commencé à devenir un vrai lien ; il avait 2 ans et demi.

Nos propositions : des idées qu’on a eues pour que ça se passe mieux pour notre bébé et pour nous

On s’est dit qu’un professionnel qui nous aide vraiment, finalement, c’est une personne qui « nous aide à faire ce qu’on veut faire, mais en mieux ». Comment les professionnels peuvent arriver à faire ça ?

C’est aidant quand la professionnelle regarde plus l’enfant et moins le parent :

« Une assistante sociale est venue quand il y avait eu un signalement des voisins. Elle a dit que le principal c’est que le bébé soit en bonne santé et qu’on s’en occupait bien. Quand elle est venue, il n’y avait pas de toilettes dans la maison. J’avais jamais pensé que le logement pouvait être un problème pour les enfants, c’est là que j’ai grandi. »

Qu’ils nous écoutent, et qu’ils nous croient :

« Une bonne assistante sociale c’est qu’elle soit à l’écoute de la personne, écouter la version qu’on leur dit, essayer de nous croire. »

Qu’ils nous croient capables :

« [Pendant ma grossesse] j’avais peur ; tous les mois je faisais une crise d’épilepsie : j’avais peur et eux ils m’ont encouragée. Ils connaissaient mon caractère et ils savaient que je suis capable. »

Qu’ils essayent de se mettre à notre place :

« Les assistantes sociales il faudrait qu’elles soient à l’écoute, qu’elles soient attentives aussi, qu’elles essayent de se mettre à notre place. Parce que elles, elles ont pas connu ce que nous avons vécu. »

Mais une maman, dans un entretien, a commenté :

« Depuis le début, on a dit que notre parcours de vie, il nous est propre. Les professionnels, ils ne sont pas obligés de tout savoir sur ce qu’on a vécu. Du coup, ‘se mettre à notre place’, ça me pose un problème. Les professionnels ne peuvent pas se mettre à notre place : ils n’ont pas vécu notre parcours. Chaque être humain agit en fonction de ses capacités, de ses ressources. Ils peuvent essayer de comprendre, mais pas de se mettre à notre place, car ils n’ont pas la douleur qui est ancrée en nous. »

Qu’ils nous donnent des bons conseils :

Pour nous, un « bon conseil » :

  1. on est allés le demander nous-mêmes (par exemple à la PMI),

  2. à une personne qu’on a choisie (la puéricultrice),

  3. et on voit que ça marche sur notre bébé ! (il ne vomit plus depuis que je mets des céréales dans son biberon).

« On peut nous proposer des conseils, sur des trucs qu’on n’avait pas pensé, ça va nous faire réfléchir, et on le mettra en œuvre ou pas, en fonction de si ça nous convient ou pas (notre mode de vie, ce qu’on veut transmettre à notre enfant ou pas…). Tous les conseils sont bons à prendre mais après il faut qu’on puisse y réfléchir, qu’on ne nous l’impose pas. Sinon ce n’est plus un conseil, ça devient une obligation. »

On a pensé à des astuces pour que ça se passe mieux.

Préparer ensemble les événements importants : la naissance, les visites, les anniversaires… (quand l’enfant est placé).

Il faudrait arriver à réfléchir ensemble à ce qui est bien pour l’enfant et important pour les parents, et la professionnelle aussi pourrait dire son avis, et on cherche des solutions.

On connaît une jeune maman qui voulait allaiter son bébé, la sage-femme lui a juste appris à préparer un biberon. Et quand elle a eu son bébé, elle a essayé de l’allaiter mais ça marchait mal et elle a arrêté au bout de quelques jours. Si elles avaient pris le temps de se parler que c’était vraiment très important pour cette maman, peut-être la sage-femme l’aurait mieux aidée.

Mais c’est parfois très très difficile d’arriver à dire les choses devant un professionnel. Cette jeune maman, elle a essayé mais elle n’a pas bien réussi faire comprendre combien c’était important pour elle.

Et écrire ce qu’on a décidé ensemble :

C’est une bonne idée d’écrire ce qui a été décidé de faire. Comme ça on est sûrs d’être d’accord, d’être prêts. Mais quand les professionnels écrivent tout seuls et qu’on ne comprend pas tout, ou bien qu’on n’a pas moyen de dire les choses, ou de relire les papiers, ça ne compte pas. On connaît une jeune maman qui ne sait vraiment pas bien lire et qui a dû signer un contrat avec une professionnelle sans bien comprendre du tout ce qui se passait.

Se faire accompagner par une personne de confiance :

« Avec la personne en plus, les professionnels sont différents avec la maman, ils prennent le temps de lui expliquer, ils ne la rabaissent pas. »

La personne tierce peut aussi ré-expliquer les choses après la réunion, si la maman n’a pas compris.

Aider le parent à ne pas s’énerver.

Poser des questions que la maman n’ose pas poser.

Mais nous aussi on doit faire attention à qui on demande de nous accompagner : parfois cette personne peut penser bien faire, mais elle va dire des choses qui vont être mal vues et ça se retourne contre nous. C’est mieux quand on prépare la réunion avant, avec la personne qui va venir avec nous.

Et quand les professionnels ne sont pas d’accord entre eux ?

C’est vraiment difficile quand les professionnels nous disent des choses différentes, parce que chaque personne pense avoir raison et que nous, on n’a pas le choix d’obéir ou pas. On sait bien que si on ne fait pas comme le professionnel veut, le juge va le savoir. Alors comment on fait ?

Une de nous a raconté qu’une TISF n’était pas d’accord avec un conseil qu’on lui avait donné à la PMI. Elle s’en est sortie parce que la puéricultrice de la PMI avait écrit dans le carnet de santé qu’elle pouvait essayer les céréales dans le biberon. Alors la TISF était bien obligée de la croire ! Dans le groupe on a vraiment trouvé que c’était une bonne idée de demander à chaque professionnel d’écrire ce qu’il nous dit.

Conclusion

« Les professionnels ne se rendent pas compte de l’ampleur des conséquences de leur posture, de leur manières d’expliquer, de regarder, de parler. Ils pensent expliquer les choses de manière carrée, mais tout le monde interprète à sa façon, et n’ose pas interagir, contredire, de peur qu’on leur dise : ‘Ben non, c’est pas comme ça, c’est comme ça’. Donc, quand ils savent que tel ou tel intervenant doit venir, au final, tellement on leur met la pression, les gens ont une peur bleue, quitte à se rendre malades, parce qu’ils pensent que le moindre truc qu’ils vont faire de travers, ça soit la fin du monde, alors que c’est une bricole en fait, que c’est pas la mort.
Au final tout le monde se sent mal ; les professionnels, ils sont là logiquement pour nous aider et au final, en fonction de leur comportement ou autre, parfois, on le prend comme une agression. »

Et donc c’est tout ça qui ne nous aide pas avec nos bébés, et même ça nous empêche de faire avec nos petits tout ce qu’on sait faire.

1 Technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF) : ce professionnel intervient auprès des familles et des personnes qui traversent des

2 Un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH), anciennement nommé auxiliaire de vie scolaire (AVS), est une personne s’occupant de l’

3 ÉSAT : Établissement et service d’aide par le travail : structure qui permet aux personnes en situation de handicap d’exercer une activité

1 Technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF) : ce professionnel intervient auprès des familles et des personnes qui traversent des difficultés passagères. Son objectif est de préserver leur autonomie et de les soutenir, en les aidant dans leur quotidien.

2 Un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH), anciennement nommé auxiliaire de vie scolaire (AVS), est une personne s’occupant de l’accompagnement, de la socialisation, de la sécurité et de l’aide à la scolarisation d’enfants en situation de handicap ou présentant un trouble de santé invalidant, dans des classes spécialisées ou dans des classes ordinaires.

3 ÉSAT : Établissement et service d’aide par le travail : structure qui permet aux personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle tout en bénéficiant d’un soutien médico-social et éducatif dans un milieu protégé.

© ATD Quart Monde / Chantal Laureau

CC BY-NC-ND