Kaïko Tokesti, L’opéra des gueux

traduit du japonais par Jacques Lalloz, P.O.F., 1985, 202 pages

Jean Monge

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Kaïko Tokesti, L’opéra des gueux, traduit du japonais par Jacques Lalloz, P.O.F., 1985, 202 pages

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Jean Monge, « Kaïko Tokesti, L’opéra des gueux », Revue Quart Monde [En ligne], 141 | 1991/4, mis en ligne le 19 mai 2020, consulté le 22 mai 2024. URL : https://www.revue-quartmonde.org/8930

Fusulée est tenaillé par la faim. Il n’est pas le seul à Osaka en 1946.

Une vraie cour des miracles s’est agglutinée dans la banlieue de cette grande ville massacrée par les bombardements.

Beaucoup vivent des ferrailles enfouies sous les gravats (récupérer en argot japonais signifie « rigoler »), en particulier les ferrailles d’une immense usine métallurgique. Cette aubaine malheureusement ne durera pas toujours… Ces équipes durement organisées par les « caïds », cruellement rivales, mais toutes respectant les « règles » qu’elles se sont données, on les appelle les « Apaches. » Chacun est utile, même les plus faibles, handicapés, débiles, invalides, jeunes ou vieux, tous reçoivent même un salaire, car tous participent à leur mesure, selon leurs « dons » à cette survie communautaire. Ecrit sur le mode opéra, avec humour et tendresse, c’est une « mine » pour découvrir la vie, les peines, les peurs, les rêves, la « hine » et les labeurs de ces traîne-misère de notre monde moderne.

Jean Monge

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