Les « demi-droits » mutilent

Huguette Garsmeur

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Huguette Garsmeur, « Les « demi-droits » mutilent », Revue Quart Monde [Online], 158 | 1996/2, Online since 01 December 1996, connection on 01 October 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/1005

Entre les administrations et les administrés, les relations s'apparentent parfois à des rapports de force. Les plus vulnérables sont alors atteints dans leur dignité et leurs droits.

De par ma profession mais aussi par goût, je suis attentive à l'actualité sociale et, en particulier, aux réformes entreprises dans ce domaine. En même temps, militante au sein du Mouvement international A T D Quart Monde, je suis engagée auprès de familles vivant la grande pauvreté.

J'entends parler d'avantages acquis qui risquent d'être remis en cause, de plan de sauvetage de la Sécurité sociale, des retraites... Et par ailleurs, je rencontre des familles confrontées - sans « bouée de secours » ni « matelas de sécurité » - aux aléas de la vie, exposées à la rigueur des règlements administratifs et aux jugements des représentants d'une société « politiquement correcte », sûre de ses critères.

Les familles les plus pauvres portent des valeurs qu'elles se transmettent de génération en génération. Pourtant, dans les faits, ces valeurs sont souvent méconnues, voire méprisées. Ainsi la solidarité vécue par les familles très pauvres entre elles est-elle quelquefois ignorée, ou même niée, par des intervenants sociaux. En effet, les familles cachent souvent leurs actes de soutien, d'entraide car ils peuvent se retourner contre elles : par exemple, héberger des parents ou des amis dans son logement HLM est formellement interdit... Qui connaît ces petits gestes de la vie quotidienne : partager son dernier paquet de café ou sa bouteille d’huile, faire une démarche difficile pour un voisin, se garder mutuellement les enfants, rendre visite aux malades du quartier hospitalisés ? … Tous ces gestes dont je suis témoin quotidiennement sont tellement naturels qu'ils restent enfouis, sans publicité.

« Elever ses enfants est le plus beau métier du monde. » Qui n'a jamais entendu ces paroles ? Les membres des commissions qui statuent sur l'accès au logement des « publics défavorisés » ne semblent cependant pas toujours partager ce sentiment. Très souvent, ils estiment que s'occuper à temps complet de son enfant en bas âge n'est pas, pour une jeune mère, une démarche d'insertion. L'exemple de Cathy, 22 ans, maman célibataire d'un bébé de 11 mois, l'illustre bien. Cathy est titulaire de l'Allocation parent isolé (API) et a fait une demande pour un logement en HLM. Pour obtenir satisfaction, elle est tenue de rechercher activement un stage, ou une formation, sans attendre que son bébé puisse aller à l'école maternelle. Cathy refuse ; elle veut élever son fils jusqu'à ce qu'il ait 2 ans. Elle est alors jugée « immature » par la commission qui lui conseille de solliciter son admission dans une maison maternelle. En désespoir de cause, la jeune femme, qui n'a pas d'autre solution pour se loger, accepte d'aller en foyer. Dans un an, elle aura enfin son propre appartement car les éducateurs du foyer ont confirmé - ce que Cathy avait déjà montré - qu'elle était une mère responsable, capable de s'assumer !

Quand un « indigent » meurt

Même devant la mort, la protection de la société fait défaut. Or, respecter les morts, n'est-ce pas une valeur universellement reconnue ?

J'ai assisté à un nombre impressionnant d'enterrements d'« indigents » (c'est le terme exact) qui se déroulent immuablement entre 8h15 et 9h00. Cependant, je ne m'y habitue pas et ressens encore des frissons d'angoisse et de peur rien qu'à l'évocation de ces rites barbares. La famille et les amis du défunt sont obligés de courir dans les allées du cimetière, derrière le corbillard qui roule vite ; le temps est compté, la mairie a réglé aux pompes funèbres un forfait qui correspond à un temps de travail précis. Evidemment, il n'y a pas d'office religieux ; cela demanderait trop de temps. Arrivés au carré des indigents parsemé de tombes, tertres de terre surmontés d'une croix de bois grossièrement taillée, portant, peints en noir, le nom et les dates de naissance et de décès du mort, il nous reste le pire à endurer. Un prêtre, le même depuis vingt ans, arrive à bicyclette en se faufilant entre les tombes. Il demande l'accord des personnes présentes et, sans attendre leur réponse, bredouille quelques prières incompréhensibles. Cinq minutes plus tard, il dit brièvement « toutes mes condoléances, messieurs, mesdames », puis il repart sur son vélo. Le corps est descendu dans la fosse et, en général, les employés des pompes funèbres, très vite, nous conseillent de repartir.

Comme je questionnais une amie qui assistait avec moi à une telle mascarade : « Pourquoi ces enterrements se passent-ils toujours si tôt ? », elle m'a répondu : « Je crois que la société a honte de ce qu'elle fait aux pauvres qui sont décédés ; il faut alors agir tôt, sans témoins, avant que les autres (les non-indigents) n'arrivent pour se recueillir sur les tombes bien fleuries de leurs morts. »

Quand Danièle est morte, ses enfants majeurs se sont cotisés pour lui offrir un bel enterrement à l'église, avec chants, témoignages, fleurs... Danièle avait confié à un ami, prêtre : « Je n'ai qu'une peur, c'est d'être enterrée comme indigente. » Elle avait souvent accompagné des « indigents » de son quartier dans leur dernier voyage. Elle essayait depuis qu'elle sentait si fatiguée d’économiser, sou a sou, le prix de ses obsèques. Elle n’a pas eu le temps de constituer un pécule suffisant, mais ses enfants, connaissant son souci, ont voulu. Comme a déclaré une de ses filles, « lui faire un enterrement de princesse. » Les habitants du quartier ont été fiers des obsèques de Danièle. Tout homme souffre des enterrements à la sauvette. Un peu de faste permet à la souffrance de s'exprimer. Que penser d'une société qui ne respecte pas le deuil, qui nie la force des relations unissant les plus pauvres ?

Les pères privés d existence

Plus prosaïquement - mais non moins cruellement -, des familles se heurtent les mains nues aux rigueurs administratives. Ainsi, Nathalie, qui assume seule la charge de deux fillettes, a vu, sans avis préalable, son Revenu minimum d'insertion (RMI) suspendu début décembre 1995. La Caisse d'allocations familiales (CAF), où elle s'est précipitée, lui demandait d'engager une procédure à l'encontre du père des enfants - qu'elle n'a pas vu depuis huit ans - afin d'obtenir une pension alimentaire. L'employé de la CAF n'a pas pris le temps de lui expliquer la démarche à faire. Et pire, il ne lui a pas remis le bon dossier prévu dans ce type d'affaires. Nathalie a dû revenir trois fois à la CAF afin de pouvoir régulariser sa situation. En fait, le père était connu de la caisse et il était lui-même insolvable puisque titulaire du RMI. Mais qui dira la souffrance de Nathalie, elle qui a dû attendre un mois le rétablissement du RMI, affronter le propriétaire qui exigeait, malgré tout, le paiement du loyer et « fêter » Noël sans aucune ressource ? Pourquoi cette réaction brutale d'une administration « sociale » qui aurait pu agir en douceur en évitant toute rupture de prestation ?

Il arrive aussi que la rigueur, voire le soupçon, qui pèse sur les mères isolées provoque des effets pervers graves de conséquences. Pour ne pas perdre leur API ou leur RMI, ces mères sont contraintes d'entamer une procédure à l'encontre du père des enfants afin d'obtenir une pension alimentaire. Bien sûr, il y a parfois des dispenses, mais il faut, de toute façon, entreprendre des démarches difficiles pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec le langage administratif et juridique. De plus, ces mères répugnent à traîner en justice le père de leurs enfants. Je remarque que de plus en plus d'hommes ne reconnaissent plus leurs enfants pour que les femmes n'aient plus tous ces soucis ! Alors, quelle existence sociale pour ces pères sans formation, sans travail, sans logement et ne pouvant assumer avec fierté et au grand jour une famille ? Et que peuvent ressentir les compagnes de ces hommes ? Et les enfants ? …

Les médias parlent souvent de ces novelles familles issues de familles éclatées et recréées. Les enfants, vrais ou faux frères et sœurs, vivent joyeusement entre faux père et vraie mère. Ou vice-versa... Tout le monde est soi-disant épanoui et content. Ou à peu près... Mais qui dira la souffrance des pères qui se cachent – « les pères dans le placard », comme il est dit dans les réunions ? Et qui dira la souffrance des mères qui n'osent pas parler de leur compagnon ?

Incompréhension, inégalités

Même les bons sentiments que la société peut avoir pour les familles pauvres se heurtent quelquefois à d'autres logiques qui réduisent à néant les efforts accomplis. La société protège les enfants : les services de Protection maternelle et infantile accomplissent une tâche reconnue par tous. Beaucoup de familles fréquentent la consultation de nourrissons et la puéricultrice est, en général, bien acceptée. Ainsi, via cette dernière, la société dorlote le bébé de Lucienne mais, en même temps, plonge la mère dans l'insécurité et l'angoisse. En effet, Lucienne vit dans une chambre meublée, seule femme dans cet immeuble de trois étages. La venue de l'enfant a attiré l'attention du propriétaire qui a demandé à Lucienne de partir : « Ce n’est pas un endroit pour élever un bébé. » Or, les démarches de Lucienne auprès des offices HLM sont rejetées à cause de son passé difficile. « C'est une mère formidable », dit la puéricultrice. « Elle n'est pas une locataire pour nous », rétorquent les HLM. Qui peut trancher et permettre à cette mère de continuer à « être formidable » ? La société protège-t-elle Lucienne ou fait-elle preuve d'hypocrisie ?

Certaines familles gardent, malgré la misère, dynamisme et combativité. Elles ne sont pas pour autant récompensées de leurs efforts tant le combat est inégal pour qui se bat seul, sans appui, sans relations ni considération.

Ainsi Philippe, sa jeune femme Stéphanie et leurs quatre enfants sont-ils revenus à la case départ après quatre ans de pérégrination à l’autre bout du département. Pendant l'été 1990, ils ont été expulsés d'un logement insalubre dont ils avaient cessé de payer le loyer en représailles contre le propriétaire qui refusait d'entreprendre tous travaux. Ils ont alors été hébergés par la grand-mère de Philippe, chez qui ils sont retournés en juillet 1994. En quatre ans, Philippe, qui voulait un emploi stable, n'a pu obtenir que des Contrats emploi solidarité (CES) entre coupés de périodes de chômage ; aucun emploi, aucun logement digne de ce nom n'ont pu lui permettre de se fixer quelque part avec sa famille comme il le souhaitait. Un cinquième enfant est né. Philippe et Stéphanie espèrent toujours une hypothétique maison et s'entassent en attendant dans le petit trois-pièces de la grand-mère...

L'école qui est, en principe, la même pour tous ne devrait-elle pas être un élément qui corrige un peu ces inégalités subies par tant de gens ? Hélas, l'exemple d'Henriette, qui est malheureusement significatif de ce que vivent beaucoup d'autres, montre que cette institution n'est pas vécue de la même façon suivant la place qu'occupent les familles dans la société.

Henriette élève seule son petit-fils Gaëtan, 14 ans. Elle me montre avec fierté ses bonnes notes : « Cette année, ça va bien. » Henriette ne se rend pas compte que Gaëtan a été orienté en fin d'année dernière vers une quatrième spéciale au niveau beaucoup plus faible que la quatrième de l'an passé. Quel avenir peut espérer Gaëtan ? Les parents et les jeunes disposent-ils de toute l'information nécessaire ? Peuvent-ils choisir en connaissance de cause ? Le décalage entre les espoirs des familles et la réalité passe souvent inaperçu. Et pourtant, il est source d'amertume et de désillusions.

Droit à la santé ?

Quand les médias parlent de protection sociale, ils évoquent souvent tout ce qui touche à la santé. C'est un sujet qui peut déclencher des réactions passionnées, des grèves, des manifestations. Les familles pauvres, souvent préoccupées par des problèmes immédiats, confrontées à des urgences (la coupure d'électricité, la saisie du mobilier par l'huissier, l'expulsion imminente...), parlent peu de santé. Celles très pauvres, les titulaires du RMI bénéficient, après quelques démarches un peu difficiles, de la gratuité des soins. Mais que dire des familles qui ont des ressources similaires sans pour autant bénéficier de la même protection : familles percevant l'API ou l'Allocation handicapé adulte ou les allocations d'ASSEDIC à taux faible ? Dans certains départements, l'octroi des bons d'aide médicale est limité à cinq bons par trimestre, sauf si le médecin établit un certificat médical en demandant un nombre supérieur. Et celui qui vient chercher un troisième ou un quatrième bon se voit souvent ouvertement interrogé devant tous ceux qui attendent leur tour : « Qu'avez-vous donc ? Vous êtes encore malade ? C'est quoi exactement votre maladie ? » Mais il serait trop simple de croire que les soins dépendent seulement de l'accès aux droits. Les enfants, d'autant plus qu'ils sont en bas âge, sont suivis par le médecin de quartier - les parents ont peur de mal faire ou d'être jugés comme mauvais parents - mais il en va différemment pour les adultes. Les mères de famille font rarement appel pour elles au médecin. Elles minimisent les symptômes dont elles souffrent, s'occupant d'abord de leurs enfants. Parfois elles ignorent la gravité de leur mal et attendent trop avant de consulter le praticien. De plus, elles ne consultent que très rarement des spécialistes. D'où des hospitalisations en urgence. Et même des décès précoces, comme Danièle, mère de treize enfants, décédée, il y a peu, à 50 ans. « Elle avait trop de soucis et a eu trop de tracas dans sa vie », m'a dit son compagnon après les obsèques...

Mais comment soigner cet état de mal-être permanent dû aux problèmes sans cesse renouvelés ? « Tu sais, me disait Viviane, ne crois pas que les problèmes matériels ne soient pas de vrais problèmes ; ils me rongent de l'intérieur. » Son mari, 40 ans, recommence son énième stage après avoir honoré « n » CES. Ses deux fils aînés, 19 et 20 ans, viennent de finir leur service militaire et sont chômeurs : ils ont pourtant un CAP de peintre. Sa fille, 18 ans, est une assidue de la mission locale et décroche un CES de temps en temps. Ses deux derniers, 12 et 13 ans, sont encore scolarisés : l'un est en Section d'éducation spécialisée (SES), l'autre en Institut médico-pédagogique. Viviane est la gaieté même et prendre un café chez elle remet toujours de bonne humeur. Mais comme elle le dit : « C'est la nuit que ça me ronge. Comment finir mon mois ? Comment éviter la coupure d'EDF ? »

Respecter la dignité

Peut-on se sentir bien quand on est régulièrement humilié ? Françoise se bat au nom de tous les locataires pour que la cité HLM qu'elle habite soit rénovée. Elle s'exprime bien, elle est intelligente et réfléchie. Mais elle est physiquement abîmée. Son appartement abrite nombre de chats et chiens, ce qui entraîne des odeurs. Alors, on dit : « L'appartement de Françoise sent mauvais. » Et le pas est vite franchi : « Françoise sent mauvais. »

Quand Françoise va avec des voisins rencontrer dans son bureau le représentant des HLM, celui-ci ouvre d'emblée sa fenêtre. « Tu as vu, me dit Françoise en repartant, monsieur X a ouvert la fenêtre. C'est à cause de moi qu'il a fait ça. » Une autre femme, présente elle aussi à la réunion, renchérit : « Oui, c'est vrai, quand Françoise n'est pas là, X n'ouvre pas sa fenêtre. »

N'est-il pas grave de poser ainsi des gestes que les familles pauvres ressentent comme des humiliations ? Comment Françoise ne croirait-elle pas que son corps est lourd et maladroit ? Quelle protection sociale pour ces personnes comme elle à la dignité bafouée ? En fait, le devoir principal de la société envers chacun est de respecter sa dignité. C'est ce que ne cessent de réclamer ces familles tant et tant de fois humiliées aux guichets des administrations, dans les salles d'attente des services sociaux, devant la porte de l'école. Ces familles qui disent : « Non, je ne vais pas en centre ville car j'ai l'impression qu'on me regarde ; je ne suis pas habillée comme les autres. » Ou encore : « J'irais bien en vacances, mais je ne veux pas manger dans une salle à manger avec les autres, mon mari n'aime pas ça. » Et comme on me connaît bien, on ajoute : « Il ne sait pas bien tenir sa fourchette. » Mon cœur se serre et c'est pour cette souffrance injuste endurée par ces familles, et qu'elles me communiquent, que je n'accepte pas que, sous prétexte d'aide, d'attribution d'un logement, du versement du RMI, leur vie soit étalée, disséquée, leur vie privée, violée. Des détails souvent montés en épingle alors que les efforts, les réussites sont minimisées.

Les médias eux-mêmes, qui façonnent l'opinion publique, respectent-ils vraiment l'image des personnes pauvres en parlant d'elles surtout en termes de besoins, sans vraiment faire état de leurs aspirations ni de leurs combats ? Et grands sont les efforts qu'elles acceptent pour être reconnues. Christian, un militant Quart Monde1 (1) qui vient d'être relogé dignement avec les siens me disait fièrement : « Je suis citoyen de ma ville, la mairie m'a reconnu comme tel puisqu'elle m'a permis d'avoir un logement ; je peux maintenant marcher tête haute, j'ai un bail et je paie un loyer. »

Cette soif d'appartenir à une société, cette aspiration à la dignité et à l'honneur, ce désir d'être utile, c'est ce qu'expriment les familles pauvres. Leur façon d'accorder une fois pour toutes leur amitié et leur confiance, de se donner pleinement à la fête quand c'est le temps de rire et de s'amuser, de souffrir pudiquement quand c'est le temps de la souffrance et du deuil, de se battre pour sauvegarder leur intégrité envers et contre tout, de se relever toujours et encore après les humiliations et les échecs, cette façon d'être, héritée souvent des parents et grands-parents, leur permettent de rejoindre tous ceux qui dans la société, à quelque niveau que ce soit, se battent pour mettre l'homme au cœur de l'humanité, pour faire triompher les valeurs essentielles que sont la paix, l'amitié, la solidarité.

1 Les militants Quart Monde, issus eux-mêmes de milieux très défavorisés, acceptent d'aller à la recherche de plus démunis qu'eux et d'œuvrer à leur

1 Les militants Quart Monde, issus eux-mêmes de milieux très défavorisés, acceptent d'aller à la recherche de plus démunis qu'eux et d'œuvrer à leur libération

Huguette Garsmeur

Huguette Garsmeur, assistante sociale a travaillé vingt ans à Lille dans un quartier très pauvre. Elle est engagée avec le Mouvement international ATD Quart Monde depuis 1980. Elle agit plus particulièrement au côté de ceux qui se battent pour leur droit au logement. Elle travaille également à une meilleure compréhension entre les administrations et les usagers les plus démunis.

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