Jean-Marie Petitclerc, Rebâtir la fraternité

Éd. Salvator, 2021, 102 p.

Daniel Fayard

p. 62

Bibliographical reference

Jean-Marie Petitclerc, Rebâtir la fraternité, Éd. Salvator, 2021, 102 p.

References

Bibliographical reference

Daniel Fayard, « Jean-Marie Petitclerc, Rebâtir la fraternité », Revue Quart Monde, 259 | 2021/3, 62.

Electronic reference

Daniel Fayard, « Jean-Marie Petitclerc, Rebâtir la fraternité », Revue Quart Monde [Online], 259 | 2021/3, Online since 01 September 2021, connection on 18 October 2021. URL : https://www.revue-quartmonde.org/10424

L’auteur en est bien conscient : « L’un des principaux défis à relever par notre société d’aujourd’hui est celui de l’éducation à la fraternité ». Il est aussi convaincu que « la fraternité n’est pas faite pour qu’on en parle, mais pour qu’on en vive ». Aussi choisit-il de contribuer à cette éducation en apportant sa propre expérience, laquelle se décline dans divers champs : celui de sa famille ; celui de la Congrégation des Salésiens de Don Bosco avec le choix d’une vie en communauté ; celui de son travail d’éducateur auprès des jeunes.

Sur ce terreau, il délivre des réflexions pour éclairer ce qu’est la fraternité, à distinguer de l’amitié comme de la solidarité. Selon ses deux dimensions, citoyenne et spirituelle.

C’est ainsi qu’il aborde les problématiques des droits et des devoirs, de la liberté et de la laïcité. « Si l’on choisit ses amis, on ne choisit pas ses frères ! Ce devoir de fraternité s’impose vis-à-vis de tous ceux qui vivent sur le territoire de notre République. On constate aujourd’hui combien ce message est difficile à passer ».

Mais « pour le chrétien la fraternité n’est pas de l’ordre du devoir. Elle prend sa source dans la foi, dans la filiation à un Père commun à tous les êtres humains. Dès lors, tous lui sont donnés à aimer comme des frères, en priorité les plus exclus ».

Plus que jamais, « la fraternité m’apparaît aujourd’hui comme étant la condition sine qua non de la survie de notre société. Oui, survivre à la crise va nécessiter pour chacun de manifester cette appartenance commune à laquelle nous ne pouvons nous soustraire… : le fait d’être frères ».

Un bref témoignage pour alerter sur la fragilisation de notre vivre-ensemble, à la merci d’une détérioration possible des liens sociaux sous l’effet de replis individualistes.

Daniel Fayard

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