N° 180, 2001/4   •  L'eau : un bien commun ?
Dossier

Charte du service des eaux de Lausanne

Fonds national Suisse de la Recherche Scientifique
  • publié en novembre 2001
Résumé
  • Français

« L’eau est un bien vital, patrimonial, commun et mondial », affirme cette chartre.

Index

Index chronologique

2001/4

Index thématique

Droits de l'homme, Justice, Liberté
Texte intégral

Pôle local

La maîtrise de sa distribution a permis d’approvisionner des villes tout en éradiquant les épidémies qui décimaient leur population. Pour l’agglomération et la région lausannoise, la distribution de l’eau potable incombe au Service des eaux de la ville de Lausanne. Dans le but de servir au mieux les consommateurs-clients :

- nous choisissons les meilleures ressources disponibles,

- nous mettons en place les mesures nécessaires à leur préservation,

- nous mettons en œuvre des techniques de pointe pour rendre l’eau propre à la consommation,

- nous en contrôlons la qualité et en prenons soin tout au long de notre réseau,

- nous distribuons cette dernière dans les meilleures conditions sanitaires et de sécurité.

Pour des raisons pratiques, la distribution d’eau en Suisse est un monopole. Nous pensons qu’il est vital qu’il soit géré par les services publics et contrôlé par des institutions démocratiques comme c’est le cas actuellement à Lausanne. Ceci permet d’éviter l’appropriation et l’exploitation de l’eau à des fins géostratégiques, de pouvoir, d’enrichissement malhonnête, etc. Le Service des eaux de la ville de Lausanne travaille dans le cadre d’un partenariat public/privé.

Pôle mondial

Un minimum d’eau potable est une nécessité pour chaque être humain. C’est pourquoi nous considérons que chacun a droit à l’eau. Chaque personne doit pouvoir disposer d’au moins 50 litres d’eau potable et fraîche par jour, quelles que soient les circonstances. Au-delà de cette quantité, nous pensons que l’eau potable devient un bien économique dont le gaspillage doit être évité.

La Suisse est un pays riche où l’eau est abondante. Toutefois, sa rareté dans certains autres pays nous préoccupe et nous voulons être solidaires de ceux qui en manquent notamment en :

- évitant son gaspillage,

- prélevant, sur chaque m3 facturé, un montant destiné au développement durable (Agenda 21, implication dans des projets pour l’accès à l’eau des populations pauvres),

- participant activement à diverses organisations travaillant à la préservation de l’eau (CIPEL, SSIGE, SDESR...).

Pour citer cet article Fonds national Suisse de la Recherche Scientifique, « Charte du service des eaux de Lausanne », Revue Quart Monde, Année 2001, L'eau : un bien commun ?, Dossier, mis à jour le : 16/07/2018,URL : https://www.revue-quartmonde.org:443/1823.