Témoignage

Alain Souchard

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Alain Souchard, « Témoignage », Revue Quart Monde [Online], 171 | 1999/3, Online since 05 March 2000, connection on 29 October 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/2642

L’auteur donne des angles d’approches sur le sens de l’homme, à partir de son engagement de volontaire et de sa pratique bouddhiste.

Index de mots-clés

Spiritualité

Hommage à mon maître spirituel

« J'adresse ma prière à Guendune Rinpoché qui, par un dur labeur, s'est abreuvé l'esprit à la fontaine des instructions. L'eau vive de sa méditation s'est jetée dans l'océan de la sagesse primordiale. Les ruisseaux de sa compassion se déversent dans la vasque des êtres »1.

Mon engagement de volontaire permanent du Mouvement ATD Quart Monde fut un prolongement et un approfondissement de ma foi bouddhique. Par conséquent, mon engagement de présence auprès des plus pauvres et ma pratique spirituelle sont indissociables. Ils se renforcent mutuellement. Toutefois, en considération de ma réalisation de modeste disciple, je ne me considère guère digne de vous partager les précieux enseignements du Bouddha dont mon maître est détendeur par sa réalisation, après plus de trente années de méditation solitaire dans des grottes du Tibet et en Inde. Malgré mes réserves, l'insistance de la requête m'a touché. J'ai donc accepté d'écrire ce qui suit autour des questions fondamentales suivantes : Qui sommes-nous, confrontés à une souffrance radicale où des hommes sont détruits par la misère ? Restent-ils profondément des hommes ? Qui sommes-nous dans notre manière d'être et de rentrer en relation avec les plus pauvres ? Quelle compréhension en ai-je au regard de ma foi bouddhique ? Quel homme suis-je face au malheur et à la souffrance ?

La générosité

Il y a différents moyens pour lutter contre la souffrance. Tout être humain a ses faiblesses, ses fragilités et ses richesses intérieures. Quelles que soient nos origines et nos appartenances culturelles, sociales, nous vivons en relation avec les autres. Dans ces conditions, il est important d'apprendre à gérer harmonieusement cette interdépendance. Le chemin vers l'Eveil, la Bodhicitta, c'est l'esprit courageux qui travaille à mieux se connaître pour offrir ses qualités aux êtres. Cette sagesse altruiste ne naît pas spontanément, elle est l'aboutissement d'un travail qui commence par des choses très simples. La première, c'est la générosité qui pourrait se définir comme un mouvement de reconnaissance et d'acceptation de l'autre. Ce travail de générosité se traduit par un mouvement de lâcher prise de cette forteresse qu'est l'ego. Pourquoi la générosité ? Quel que soit le lieu où nous vivons, nous sommes régulièrement confrontés aux mendiants, à leurs demandes et à leurs souffrances. En nous, être humain, se pose le dilemme : voulons-nous être généreux quand nous sommes sollicités et interpellés par la souffrance de l'autre ? Il y a l'issue de se dire : « Je n'ai rien vu, je n'ai rien entendu » cirant nos chaussures du regard. On peut se dire aussi : « Les personnes à la rue, on en parle suffisamment à la télévision, c'est un coup médiatique avec les premiers froids de l'hiver. » Si nous essayons d'aller plus loin, à la lumière du Dharma, des enseignements du Bouddha, ce qui nous pose problème, ce n'est pas tellement de l'autre que vient le malaise, mais plutôt de ce qu'il génère en nous. L'autre avec sa souffrance nous dérange, nous met mal à l'aise dans cette tranquillité à laquelle nous aspirons. Donc, nous essayons de gérer notre malaise face à cette situation. Nous sommes touchés par la souffrance de l'autre. Si nous regardons bien notre réaction, nous sommes juges selon notre propre jugement. Ce qui est important, c'est qu'il y a un fond d'altruisme qui veut aider et il y a aussi nos limites. Ce sont ces limites qui vont nous pousser à cheminer vers l'Eveil, vers la libération ultime de la souffrance. Ce malaise, cette déchirure en nous, est une interpellation, une équation aux multiples inconnues, bien difficile à solutionner autour de cette question existentielle : « Qui suis-je dans ma relation avec l'autre ? » Je ne vais pas bien et je veux être bien. Parfois, quand nous ne pouvons pas ou ne voulons pas répondre à leur demande, ils nous deviennent transparents et donc nous refusons de les voir comme des hommes. De surcroît, nous leur prenons leur humanité. Ainsi notre ego, voulant rester tranquille, va donc occulter l'autre. Il est difficile de se résoudre à ne pas donner à ces gens du dehors, ne sachant pas qui être et que vivre, concluant par cette interpellation : « Si je pouvais faire quelque chose ? ».

Une libération

C'est de cette impuissance à ne rien faire mais à être présent ici et maintenant, à vivre l'instant présent que ces hommes ou ces femmes en difficulté vont entrer dans notre vie et nous conduire vers un chemin de libération commune. Car en effet, le plus important que nous ayons à partager, c'est notre commune humanité, celle d'hommes et de femmes voulant aimer et être aimés pour notre plus grand bonheur et celui des autres, sans discrimination aucune. Ainsi, quand je vais vers l'autre, c'est l'autre qui m'aide à réussir à donner de moi-même. De la part de celui qui demande, il y a une démarche d'humilité, il est démuni. Nous devons en être conscient. Nous nous devons à une exigence d'humilité, de respect et de dignité pour celui qui demande et reçoit, puis en retour d'éthique pour celui qui donne. L'éthique c'est ce qui met de la sagesse et de l'altruisme dans notre relation. Cela veut dire que nous sommes détournés de tout intérêt égocentrique. Si j'utilise l'autre pour m'enrichir, j'ai donc profité du dénuement, de la pauvreté de l'autre. La vraie générosité du cœur est de se tourner vers l'autre avec l'intelligence et le discernement sans se poser la question : « Qu'est-ce que j'y gagne, qu'est-ce que j'y perds ? » mais de réussir à nous effacer, à nous mettre derrière parce qu'ils sont devant, parce que nous sommes convaincus qu'ils ont aussi la lumière en eux, la claire lumière qu'est la nature Bouddha à l'état potentiel. Nos intérêts personnels ne doivent pas entrer en ligne de compte. Souvent face aux nombreuses sollicitations, nous nous sentons limités, nous avons la tête, le cœur vides et ensuite, le vague à l'âme nous submerge. Et nous n'arrivons pas à trouver quel moyen utiliser pour les aider, satisfaire à leur demande. C'est quand je ne peux rien faire et que je suis démuni que l'autre me donne un enseignement en me montrant le sens de cette précieuse existence humaine, la valeur de la vie. L'autre me pousse à réfléchir sur : Qu'est-ce qu'un homme ? Est-ce que j'aime vraiment ce pauvre devant moi, défiguré par un héritage de malheurs ? Ainsi, la souffrance qui ne nous détruit pas, nous fait grandir en humanité. Avec la prise de refuge dans les trois joyaux du bouddhisme (le Bouddha, le Dharma et la Sangha), ou dans les enseignements de la vie sous tous ses aspects, je reçois les obstacles, les difficultés comme des cadeaux. C'est une générosité, encore faut-il l'accepter dans cet esprit d'interdépendance entre tous les êtres, riches comme très pauvres. C'est réussir à être en amitié avec soi-même pour éveiller la dignité de l'autre. C'est un apprentissage à la gratitude avec chacun. C'est aussi une possibilité de travail sur soi.

La méditation

L'entraînement à la méditation va permettre d'aller plus loin dans la compréhension de nos émotions et des phénomènes qui surgissent dans notre esprit. La méditation va créer un espace dans l'esprit, une stabilité qui va nous permettre d'être plus attentifs et vigilants : « Si je réagis de telle manière, cela va accroître la tension, donc je dois réfléchir à une autre solution. » Pour ne pas se faire brûler, il est préférable de ne pas rajouter de l'huile sur le feu. Si nous allons vers l'autre la fleur au fusil : « Je vais l'aider » et que celui-ci décharge sa souffrance sur nous et nous-mêmes en réaction, nous déchargeons notre malaise sur l'autre ; dans ces conditions, nous ne pourrons pas avancer ensemble. Mais par contre, si nous prenons en charge le malaise et consacrons du temps avec cette attention-vigilance, pour réfléchir avec la personne, nous pouvons ensemble essayer de décoder le message derrière l'appel au secours, le cri de détresse. Par ce travail d'approfondissement en nous-mêmes, nous nous ouvrons alors à une vision pénétrante sur la nature des phénomènes présents dans notre esprit. En procédant ainsi, notre approche sera une démarche d'intelligence et d'amour de l'autre. Ce sont les difficultés qui doivent nous permettre de développer des trésors d'intelligence et de créativité. Dans chaque relation humaine, il y a un défi à notre patience et à notre éthique. La vie nous offre une montagne de situations sur lesquelles nous pouvons travailler. Les situations de souffrances et de conflits ne sont pas faciles à comprendre, mais elles ont un sens qui peut nous conduire quelque part.

Oser croire

En terre de misère, nous avons envers et contre tout à garder la confiance, la joie de l'émerveillement débarrassée de la boue quotidienne parce que les plus démunis, ces gens du dehors sont et restent des hommes au plus profond de leur cœur. Oser croire et espérer qu'ils quitteront un jour la rue, ce bol à aumônes, ce récipient qui reçoit ce que nous y laissons tomber (selon la terminologie tibétaine). Après les jours de tension, de colère et de violence où tous ces hommes nous font peur, succéderont les jours de compréhension, d'échange, d'affection et de tendresse partagées. Il est vrai, ce sont des hommes et des femmes plongés dans un océan de misère qui déforme le corps, la parole et l'esprit, les vieillit prématurément, les enveloppant dans un halo de malheur enfouissant les paroles d'amour de l'homme blessé au plus profond de ses entrailles. Où l'homme souffre de ne pouvoir se réconcilier avec lui-même, avec sa propre histoire personnelle, et avec celle de sa famille. Où le futur se conjugue dans l'empreinte toujours présente des maux du passé. Oser être et vivre des instants précieux et magiques auprès d'eux, dans cette communion spirituelle où leur blessure sera notre blessure, leur angoisse, notre angoisse, leur espoir, notre espoir, leur soif d'amour et de reconnaissance, notre commune quête d'amour et de liberté afin de faire face ensemble au malheur qui s'est abattu sur eux et casser le calice de la misère à nos pieds. Nous avons à en être convaincus parce que ce sont des hommes dotés d'un corps, d'une parole et d'un esprit. Je me souviens de cette rencontre avec un homme du dehors dans le onzième arrondissement de Paris. La rencontre d'un homme assis près d'une bouche de chaleur de métro, un de ces hommes, comme chacun d'entre nous peut en voir communément dans nos villes. Nous étions assis l'un à côté de l'autre. Consécutivement à un long silence d'intériorité, cet homme le rompra, pour partager sa douleur. Dans son esprit, les fantômes de la mort et sa croyance en un Dieu omnipotent hantent ses nuits d’insomnies. « Depuis que je suis dehors à la rue, combien d’amis sont morts à la rue ? En un an, deux copains sont partis. De trente-quatre cela fait trente-cinq, trente-six.; trente-six sont morts. La nuit, j’arrête pas de repenser à chacun, ça revient constamment quand tu es tout seul sur ta bouche de chaleur. Tu te demandes si tu ne seras pas le prochain. Tu peux pas t’empêcher d’y penser, c’est plus fort que toi. C’est le bon Dieu qui décide quand tu dois partir. Le bon Dieu, il n’est pas là-haut dans le ciel, il est à l’intérieur de toi. Il voit tout, ce que tu es, ce que tu fais ou ne fais pas. C’est lui qui décide. Non, tu ne peux rien changer, c’est Dieu qui décide parce que c’est lui qui sait tout. »

L'injustice

Dans mon esprit resurgissait la mémoire du feu destructeur, des plus pauvres morts dans l'incendie de leur abri à cause de leur vie misérable à laquelle d'autres hommes les avaient condamnés. Je songeais aux deux fillettes brûlées dans l'incendie de leur igloo, l'hiver 1960, au camp de Noisy-le-Grand. Je songeais à cet homme yéniche d'Alsace mort brûlé dans l'incendie de sa baraque de chantier en lisière de forêt, lors du mois de février 1993. Et puis enfin, je songeais à cet homme à la rue, mort carbonisé dans sa cabane du bord de Seine à Paris, en décembre 1998, et toujours pas inhumé six mois plus tard. Pourquoi de telles horreurs dans l'histoire des pauvres se reproduisent-elles indéfiniment ? Une profonde tristesse m'envahit le cœur devant l'injuste sort qui est fait à ces êtres humains qui n'ont même pas le droit à une sépulture, envoyés sans identité à la fosse commune du cimetière des indigents. Devant cette négation de l'homme, de son anéantissement, un homme à la rue hurlait sa souffrance : « Nous n'existons pour personne et personne n'existe pour nous ! » Et malgré toutes ces souffrances, nous devons continuer d'oser croire en une foi profonde, en une puissance spirituelle renouvelée dans le désir de vivre et d'aimer, où la vie est un cadeau, où l'amour de la vie c'est donner la vie, où le langage inexprimable de l'amour universel de la vie, c'est consacrer cette vie pour un monde plus humain, où tout homme est un homme, où rencontrer l'homme c'est se reconnaître en lui et où tout homme est une chance pour l'homme. Pour qu'enfin, la société change de regard sur elle-même.

Etre de la vie

Etre des hommes et des femmes de la vie, pas des hommes et des femmes d'idées ou d'idéologie mais des hommes et des femmes pétris de bonté qui se mêlent aux autres, se mélangent aux autres, libres de partir pour un temps sabbatique ou une retraite spirituelle dans le désert d'Arizona, les montagnes du Kham ou face à l'océan Atlantique le long des côtes de ma Charente-Maritime natale. D'être du monde sans être dans le monde, d'aller de dépouillement en dépouillement vers un détachement du superflu pour garder l'essentiel de l'être. Et puis revenir auprès des plus oubliés, de remise en question en volte-face, quand le chemin de libération le nécessite. Aller vers une expérience spirituelle qui nous terrasse et nous conduit vers la plénitude de l'homme qui lutte contre la misère du monde. Nous, qui refusons la misère, devons être ce trait d'union entre tous les hommes, nous devons être à la jonction, être la catalyse. Comme nous le rappelait le père Joseph Wresinski le 24 novembre 1975, être un intermédiaire en ce lieu au milieu de nulle part, de ceux qui sont sans feu ni lieu, où se vit l'intolérable de la misère humaine et où se joue l'avenir de l'humanité aux prises avec ses vieux démons qui l'asservissent et la déshumanisent. En être les témoins pour rendre témoignage de la lumière qui resplendit dans le cœur de la vie ténébreuse des plus pauvres, et conjointement de l'engagement de tous ceux qui refusent l'innommable et l'inacceptable de la misère. D'être un instrument de la paix, un messager au service de l'irradiation de cette lumière, amour-compassion et sagesse-connaissance unis ensemble, lumière qui dissipe les ténèbres de l'ignorance. Lumière, feu sacré purificateur enfoui sous des couches et des couches de souffrances et de malheurs. Dans les méandres de cette marche vers l'Eveil, vers cette libération des êtres de la misère du monde, nous nous devons d'être toujours les garants de ce mouvement perpétuel à la recherche du plus humilié, du plus oublié dans le cœur des autres hommes.

Le recyclage

Confrontés aux difficultés et aux négativités présentes en nous, ces dernières n'en seront plus à partir du moment où nous saurons comment les recycler. Pour faire ce travail en nous, nous avons tous besoin d'outils de recyclage. Si nous avons un sac d'ordures ménagères et que nous ne savons pas quoi en faire, il restera un sac d'ordures ménagères. Si nous apprenons avec les sacs d'ordures ménagères, l'art du compost, nous les transformons en engrais pour l'arbre de la libération des souffrances de tous les êtres. Ces sacs de détritus sont alors devenus précieux. Nous ne les jetons plus, nous les gardons et nous ouvrons une usine de recyclage. Et en plus, les autres nous offrent leur compost. Il faut chercher le Bouddha et le tas d'ordures ménagères. Il faut développer l'état de chiffonnier. Nous sommes telle une statue de Bouddha entourée de chiffons et le tout dans un tas d'ordures ménagères. Comme nous ne savons pas qu'il y a le Bouddha dans le tas d'ordures ménagères, nous ne voyons que le tas de détritus. C'est dans la gestion de nos propres négativités, que nous allons trouver cette libération ultime de nos souffrances, l'Eveil ou le Salut (Salut se traduit en tibétain Tharpa : remise en liberté). Nous avons ainsi à prendre sur soi la peur de se salir pour partager les qualités de l'Eveil. C'est difficile, surtout quand nous voulons préserver une propreté illusoire. Je me souviens de cet après-midi de l'été 1998. Je vois un homme, Jean-Baptiste, allongé sur le dos à même le trottoir. Je me rapproche de lui. Il porte des vêtements poussiéreux, une corde blanche en guise de ceinture. Je vois ses pieds nus et son gros orteil recroquevillé sur les plus petits rendant difficile à ses pieds de supporter des chaussures. Il a la main gauche sur le cœur. Son bras droit est étendu, la main entrouverte en chardon ardent de mendicité obligeant les passants à enjamber son bras. Cet homme de cinquante-deux ans a un visage paisible, les cheveux blonds bouclés sous un bonnet rouge, une barbe rousse. Avec ses yeux pétillants de malice, il regarde l'infini d'un ciel bleu, un sourire béant d'éternité aux lèvres, les nuages poussés par le vent. Que voit-il dans le bleu de ses yeux ? Voyons-nous le même ciel ? Autour de lui, rien n'arrête l'homme de passage. Dans cet instant précis, au regard de nos rencontres régulières, j'ai la conviction que cet homme du dehors a su se créer et préserver un espace de méditation, de rêve et d'intériorité par l'omniprésence de cette prière d'outre-tombe pour son ami Jean-Claude, disparu. Une pensée de cet homme résonne en moi : « Jean-Claude c'était mon ami. Jean-Claude, je l'aimais trop... Quand tu aimes trop quelqu'un, tu crois que rien peut lui arriver. Tu le crois immortel. » Cet homme allongé à même le sol, n'est pas un rêve. Il est bien réel, il a un visage, un nom, une histoire personnelle et par conséquent, il possède cette précieuse existence humaine au milieu des autres hommes, au milieu de tout le monde. Et puis, soudain face à cet homme, mon cœur saigne. Je songe alors à un poème chinois du septième siècle de Chen Zi-ang : « Derrière, je ne vois pas l'homme passé // Devant, je ne vois pas l'homme à venir // Songeant au ciel-terre vaste et sans fin // Solitaire, amer, je fonds en larmes. »

Dédicace : Je dédie cet écrit aux bienfaits de tous les êtres. Puisse-t-il être source de joie, de paix et d'inspiration.

1 Cette prière fut écrite à la demande des disciples occidentaux de Lama Guendune Rinpoché par Shamar Chökyi Lodrö le 1er octobre 1984
1 Cette prière fut écrite à la demande des disciples occidentaux de Lama Guendune Rinpoché par Shamar Chökyi Lodrö le 1er octobre 1984

Alain Souchard

Français, comptable, Alain Souchard est volontaire d’ATD Quart Monde depuis sept ans. Il a travaillé en Alsace auprès de familles yéniches très exclues. Depuis deux ans, il va quotidiennement dans Paris, à la rencontre de personnes isolées vivant dans des conditions extrêmement précaires, souvent à la rue.

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