Gilles Paris. Autobiographie d’une courgette

Éd. Flammarion, coll. Etonnantiss!mes, 2016, 284 p.

Marie-Odile Diot

p. 62

Bibliographical reference

Gilles Paris. Autobiographie d’une courgette, Éd. Flammarion, coll. Etonnantiss!mes, septembre 2016, 284 p.

References

Bibliographical reference

Marie-Odile Diot, « Gilles Paris. Autobiographie d’une courgette », Revue Quart Monde, 242 | 2017/2, 62.

Electronic reference

Marie-Odile Diot, « Gilles Paris. Autobiographie d’une courgette », Revue Quart Monde [Online], 242 | 2017/2, Online since 15 December 2017, connection on 08 April 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/6882

Après avoir vu le film d’animation de Claude Barras, Ma vie de courgette, aux dialogues pleins de pudeur, j’ai voulu lire le livre dont il s’était inspiré. Dans cette collection s’adressant aux collégiens, j’ai été quelque peu déroutée : il s’agit d’une autobiographie fictive, celle d’un enfant de neuf ans placé dans une maison d’enfants après avoir tué sa mère. Tous les deux vivaient dans des conditions difficiles (le père parti, la maman en invalidité devenue alcoolique...). Le langage employé se veut être celui de ces enfants placés mais cela rend la lecture un peu pénible. Le livre ne manque toutefois pas d’humour. Il nous plonge « à hauteur d’enfants », il nous livre leurs sentiments, l’amitié qui leur permet de garder goût à la vie.

Cependant, la manière dont on parle des parents n’a cessé de me choquer : « .Une famille complètement irresponsable », « Ton abruti de père », une femme de « mauvaise vie ». Ces situations existent, mais les enfants comme les lecteurs sont laissés seuls, sans repères pour comprendre.

La réponse proposée semble être « famille d’accueil », ou mère « idéale » en l’éducatrice Rosy. N’y en a-t-il pas d’autres ?

Marie-Odile Diot

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