Jean-Claude Dewinte, Le rêve de Marceline, Sur les traces de l’alphabétisation

Ed. Weyrich, Neufchateau (B), 2002, 44 p.

Joseph-Marie Bonkoungou

Bibliographical reference

Jean-Claude Dewinte, Le rêve de Marceline, Sur les traces de l’alphabétisation, Ed. Weyrich, Neufchateau (B), 2002, 44 p.

References

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Joseph-Marie Bonkoungou, « Jean-Claude Dewinte, Le rêve de Marceline, Sur les traces de l’alphabétisation », Revue Quart Monde [Online], 188 | 2003/4, Online since 01 April 2004, connection on 06 May 2021. URL : https://www.revue-quartmonde.org/9280

« Aujourd’hui, il est possible de passer du noir à la lumière et de découvrir les couleurs d’une nouvelle vie. » Cette expérience, Marceline l’a vécue quand elle dit : « Je l’ai fait d’abord en apprenant à lire et à écrire, ensuite en apprenant un métier. » Apprendre à lire et à écrire à trente-trois ans peut sembler impossible pour certains. Mais dans une telle démarche « l’important, dit Marceline, c’est d’avancer sur son chemin, chacun à son rythme, à condition de le vouloir et d’être aidé. »

Dans ce livre, Marceline parle des étapes de sa vie, surtout de son cheminement vers « la lumière ». Sa détermination à sortir de l’ignorance est des plus exemplaires : « Je veux leur montrer que je suis capable d’apprendre et de m’en sortir pour ne plus entendre des choses comme : Tu ne sais rien, tu ne seras jamais bonne à rien. Tu ne sais même pas lire ni écrire ! »

Pour refuser l’exclusion, violation des droits humains, l’un des moyens est de sortir de l’ignorance car, « Quand on sait lire, on voit le monde autrement et le monde vous regarde autrement. C’est une force. »

Ils sont encore nombreux dans nos villes, nos quartiers, peut-être même dans mon immeuble ou dans ma famille, des pères et mères de famille, des adultes, des jeunes, qui n’ont pas eu la chance de pouvoir apprendre à lire et à écrire. La honte « qu’on ressent » de ne pas savoir lire et écrire « paralyse » et la peur du regard de l’autre enferme ces personnes sur elles-mêmes et les isole dans la tristesse. Cela est une autre forme d’exclusion, une véritable violence faite à toutes ces personnes. « Mon livre, dit encore Marceline, c’est ma main tendue vers ceux dont les pas sont encore hésitants et à qui je dis : C’est possible. »

Lire ce livre inspirera des idées et des initiatives.

Joseph-Marie Bonkoungou

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