L'économie de la pauvreté selon Montesquieu

Jean Labbens

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Jean Labbens, « L'économie de la pauvreté selon Montesquieu », Revue Quart Monde [Online], 130 | 1989/1, Online since 05 August 1989, connection on 04 July 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/4157

Montesquieu relu par Jean Labbens

Index chronologique

1989/1

L'année 1989 est celle d'un bicentenaire et d'un tricentenaire. Bicentenaire de la Révolution française que la revue Quart Monde a célébré en publiant le texte de Dufourny de Villiers intitulé « Cahiers du quatrième ordre, celui des pauvres journaliers, des infirmes, des indigents, etc..., l'ordre sacré des infortunés ». Cent ans plus tôt naissait Montesquieu que l'on songe rarement à évoquer dans les débats sur les anciennes ou les nouvelles pauvretés. Il se définissait lui-même comme un «jurisconsulte qui connaît les livres de droit »1 et on ne l'interroge guère sur les questions d'économie sociale. Et cependant Keynes voyait en lui « le plus grand économiste français, celui qu'il est juste de comparer à Adam Smith et qui dépasse les physiocrates de cent coudées »2. Ajoutons que c'était un économiste particulièrement soucieux des catégories populaires, toujours choqué par la misère qu'il rencontrait dans son pays et au cours de ses voyages, préoccupé d'en trouver le remède.

La frugalité préserve de la pauvreté

C'est aujourd'hui - et c'était déjà au dix-huitième siècle - une idée communément répandue que la richesse générale est la première des garanties contre la pauvreté particulière. Montesquieu, lui, ne pense pas que l'enrichissement collectif soit toujours l'antidote de la pauvreté chez les individus. Il inclinerait plutôt à soutenir une thèse presque contraire : la médiocrité générale lui paraît souvent comme la première sauvegarde d'une suffisance généralisée.

La marche à l'opulence, au moins dans ses premiers pas, se présente toujours comme un risque, comme un facteur de misère. On sait combien Montesquieu estimait ces peuples antiques qui, dans les premiers temps de la république, restaient pauvres parce qu'ils dédaignaient les commodités de la vie. La pauvreté était alors « une partie de la liberté » et elle permettait « de faire de grandes choses »3. Les citoyens préconisent la pauvreté parce qu'ils aiment l'égalité: une nation égalitaire est une nation pauvre qui ne porte aucun miséreux dans son sein. Une société de gens égaux est nécessairement une société frugale : « chacun devant avoir le même bonheur et les mêmes avantages... doit goûter les mêmes plaisirs et former les mêmes espérances; chose qu'on ne peut attendre que de la frugalité générale ». Dans de telles cités, chaque citoyen « borne le désir d'avoir à l'attention que demande le nécessaire pour sa famille »4, et la société veille à ce que chacun obtienne le nécessaire. C'est seulement pour l'usage collectif qu'on peut déployer une certaine magnificence : culte public, embellissement de la ville, théâtre et éducation. Mais jusqu'en ces matières, on gardera la discrétion par crainte d'éveiller des appétits de luxes5. C'est ainsi que, dans la médiocrité générale, personne n'est pauvre.

L'inégalité engendre l'essor économique

Des républiques de ce genre ont peu de chances de se maintenir très longtemps. On vient de le voir, la frugalité et l'amour de la patrie font accomplir des actions mémorables, d'où résultent généralement l'agrandissement du pays et l'extension du pouvoir de l'Etat. Dans ces conditions, il devient très difficile voire pratiquement impossible de maintenir une société égalitaire. De toute façon, dans les temps modernes, ce genre de société a pratiquement disparu. Le monde est inégalitaire. Mais il faut bien se rendre compte de ce que cette inégalité signifie. Du point de vue économique, les uns ont plus; les autres ont moins. Certes, mais en rester à cette tautologie induirait en erreur, ferait penser que tous ont, plus ou moins sans doute, mais toujours quelque chose. Non. Inégalité veut dire que certains n'ont rien. Prenons l'exemple d'une démocratie agraire qui se corrompt et se transforme en société inégalitaire. Primitivement, tous les citoyens possédaient assez de terre pour entretenir leur famille, tout juste assez de terre pour vivre convenablement et sans une peine excessive. Pour une raison ou pour une autre, quelques citoyens s'enrichissent et possèdent maintenant plus de terre qu'il ne leur en faut pour la suffisance rustique dont ils s'étaient jusqu'à présent contentés. Ce surplus de terre, ou bien ils l'ont obtenu aux dépens des autres citoyens; ou bien ils se le sont procuré grâce à un agrandissement de la République sans porter préjudice à leurs concitoyens. Dans le premier cas, il faut nécessairement qu'une partie de la population n'ait plus de quoi subsister sur sa terre. Mais il en va exactement de même dans le deuxième cas: le propriétaire d'une trop grande parcelle doit la faire cultiver pour en tirer un avantage; s'il ne peut mettre cette terre supplémentaire en valeur, celle-ci sera à charge plus qu'à profit ; il l'abandonnera et on reviendra à la situation précédente. Pour que l'inégalité se maintienne il faut que quelqu'un ait besoin de louer son travail à autrui pour subsister. Bref, il est nécessaire que certaines gens soient démunis.

Aussi longtemps que l'égalité règne, le produit national est peu conséquent et peu diversifié. La production se limite aux biens que consomme cette existence frugale dont nous avons parlé et aux quelques objets somptuaires réservés aux festivités publiques. La limitation s'impose à la fois dans la variété et dans la quantité: les biens qu'il faut en quantité suffisante, sans plus. Par contre, dès que l'inégalité s'est introduite, on peut multiplier la diversité et le volume des biens. C'est alors que le produit national croît et se diversifie. Et c'est ce en quoi consiste la richesse nationale ou encore, pour employer les mots d'aujourd'hui, le développement économique. Mais pour obtenir cette diversification et cette multiplication, on doit trouver sur le marché du travail des ouvriers incapables de subvenir à leurs besoins par la mise en valeur de leur propre terre. L'enrichissement collectif, comme l'enrichissement individuel suppose que des gens soient pauvres, non plus de cette pauvreté quasi volontaire et tout à fait compatible avec la satisfaction des besoins de l'existence, mais de cette pauvreté par laquelle ces besoins risquent fort de n'être plus satisfaits6.

La richesse doit créer l'emploi

Les moralistes et les prédicateurs invitent à pratiquer l'aumône. Les biens de la terre, disent-ils, sont destinés à tous; ce que vous avez en trop, vous devez le restituer. Epargnez donc pour avoir de quoi donner; restreignez votre train de vie pour partager. Montesquieu pense, lui aussi, que les riches sont tenus à restitution : « Les richesses particulières n'ont augmenté que parce qu'elles ont ôté à une partie des citoyens le nécessaire physique ; il faut donc qu'il leur soit rendu »7. Mais sur la manière de rendre, il n'est pas du tout d'accord. Que les pauvres vivent d'aumônes et continuent de vivre ainsi, quel beau résultat assurément! Quelle déchéance pour ces hommes qui restent dépendants, s'habituent à ne rien faire, en viennent ainsi à accepter leur misère et perdent le goût de l'effort ! Quel mépris envers les pauvres chez les riches qui donnent un peu, très peu de leurs revenus, chez les moines qui distribuent du pain et de la soupe à la porte des couvents sans rien tenter en vue de changer la condition des misérables !8 Montesquieu recommande aux riches de dépenser et largement. On a rarement vu quelqu'un augmenter sa fortune et son revenu pour être à même d'accroître ses aumônes, tandis que pour dépenser davantage, bien des gens se mettent en mouvement et prennent des initiatives. Ce faisant, ils multiplient les biens disponibles et ils mettent au travail des hommes qui étaient chômeurs. Si un grand revenu se dépense à tenir une grande table, à acheter des habits et des meubles, à entretenir des chevaux et des équipages,..., il suscite alors la production des aliments, du vin, du drap, du bois et de l'ébénisterie, des carrosses; il met au travail des agriculteurs et des éleveurs, des cuisiniers, des tailleurs, des menuisiers, des carrossiers, des cochers et des garçons d'écurie... et bien d'autres encore. Distribuer des aumônes n'accroît en rien la production et ne met pas un homme au travail; dépenser fait naître des biens très divers et très nombreux; dépenser donne du travail à ceux qui n'en avaient point. L'aumône entretient les pauvres; la dépense réduit, et en fin de compte détruit la pauvreté9.

Montesquieu veut qu'il s'agisse d'une dépense de consommation, de vraie consommation, c'est-à-dire d'une dépense qui porte sur des objets qui se détruisent par l'usage et doivent être aussitôt remplacés. Seule la production de tels objets est susceptible d'entretenir une activité productive constante et toujours renaissante. Ce sont de tels objets, sans cesse produits, consommés, renouvelés, qui constituent la véritable richesse et entretiennent une opulence permanente dans la nation. C'est le genre de production qui fournit d'innombrables postes de travail et qui peut donc assurer le plein emploi, tuer le chômage, transformer les miséreux réduits à la mendicité en travailleurs correctement rémunérés. Dans les principautés italiennes, Montesquieu a rencontré des nobles très riches qui collectionnaient les tableaux, les sculptures, l'argenterie. Dans ces Etats, la misère est partout. Et pour cause ! « Il y a bien de la différence de la richesse des Italiens amassée par une avarice de cinq ou six générations, ou cette richesse des grands pays qui vient en un jour, et dont on fait usage; au lieu que l'autre ne sert de rien pour les arts »10, ni pour l'emploi.

Selon la conception de Montesquieu, une famille qui disposerait d'un revenu égal à cent-vingt-huit fois (chiffre qu'il donnait lui-même) le nécessaire physique, devrait, par sa dépense, faire vivre cent-vingt-sept autres familles. Mais attention! Nous n'avons pas alors une famille très riche et cent-vingt-sept familles réduites au simple niveau de la subsistance. Cette espèce de restitution passe par des échelons intermédiaires, par toute une série d'autres foyers dont le revenu peut être de cinquante, trente, dix fois ce minimum et qui, à leur tour, font vivre quarante-neuf, vingt-neuf, neuf autres maisonnées et toujours de façon plus ou moins indirecte. De sorte qu'en fin de compte, on ne trouvera que très rarement et peut-être même jamais le revenu minimal. Ce résultat s'obtiendra aisément si le plein emploi est vraiment assuré: en pareil cas, les travailleurs ont la possibilité d'évaluer leur peine à un haut prix. Progressivement, l'énorme avantage des gens très riches se réduit et pour peu que de lourds impôts viennent frapper les grandes fortunes, tout le monde ou à peu près sera obligé de travailler pour obtenir le niveau de vie auquel il aspire. Dans de telles conditions, le luxe véritablement somptuaire devient inaccessible et très rare. La production du pays s'oriente vers la satisfaction des besoins dans ce que Montesquieu appelle « un luxe solide »11, qui équivaudrait pour nous à une sorte de confort moyen généralisé à la grande majorité de la population. Tout le monde peut alors subvenir, d'une manière elle aussi confortable, à ses besoins essentiels12.

Le marché intérieur doit être prioritaire

Au devoir d'épargner et de faire l'aumône, Montesquieu substitue le devoir de dépenser. Mais non en toutes circonstances ni de n'importe quelle façon. La dépense n'a de sens que dans la mesure où elle suscite des activités productrices. Et, bien entendu, s'il s'agit d'enrichir le pays et d'éliminer la pauvreté, ce sont des activités productrices dans le pays qu'il s'agit de susciter. Montesquieu revient sur ce thème à diverses reprises, quand il visite les Etats du Pape13, quand il évoque la Pologne14, en d'autres endroits de son œuvre encore. Résumons rapidement ses considérations sur la Pologne. Dans ce pays, il existe une classe très riche de seigneurs qui sont de grands propriétaires terriens. Ceux-ci, contrairement aux nobles des aristocraties italiennes, sont fort enclins à la dépense. Par ailleurs, la terre est particulièrement fertile puisqu'elle produit du blé en abondance et que le pays constitue l'un des greniers de l'Europe. Mais ces gens très riches achètent leur luxe à l'étranger. En conséquence, la Pologne reste purement agricole et les seigneurs pressent leurs paysans pour en tirer les revenus les plus considérables possibles. La nation reste pauvre, et la grande masse de la population vit misérablement. Montesquieu imagine alors que l'Etat soit capable d'interdire tout commerce extérieur. Les seigneurs seraient bien embarrassés avec l'énorme quantité de blé qui leur revient. Leurs propriétés qui couvrent souvent des provinces entières leur seraient à charge. Ils laisseraient donc leurs paysans cultiver à peu près à leur guise; ils iraient même, dans bien des cas, jusqu'à abandonner de grandes parties de leurs domaines. Les paysans se mettraient à diversifier les cultures, à élever des moutons, à travailler les forêts... etc, etc... Le peuple serait mieux nourri; on disposerait de la laine nécessaire à la confection des habits, de bois pour la construction et le mobilier. Les Grands auraient gardé assez de revenus pour dépenser largement et ils aimeraient toujours le luxe; mais ils seraient contraints de susciter et d'encourager des activités artisanales et manufacturières dans le pays. On verrait alors se constituer un marché intérieur dans une économie de plus en plus diversifiée. La nation pourrait s'enrichir d'une manière bénéfique pour l'ensemble de la population. Les paysans cesseraient d'être misérables, et l'on verrait naître une classe d'artisans et d'ouvriers à l'abri du besoin. Montesquieu veut donc que la dépense serve à développer le marché intérieur.

L'ordre des besoins doit être respecté

Il veut encore que la recherche du luxe et des commodités données par les manufactures ne vienne pas perturber l'ordre des besoins. L'appareil producteur doit se construire en fonction de cet ordre. Un pays qui, par la nature du sol, ne pourrait atteindre à une forte productivité agricole, se doit d'édicter des lois somptuaires très sévères, de manière que les détenteurs des grands revenus ne puisent détourner, par leurs demandes, une importante main-d'œuvre de l'agriculture vivrière. C'est le cas de la Chine, et Montesquieu loue cet empereur qui fit fermer les mines de pierres précieuses parce qu'il ne voulait pas « fatiguer son peuple à travailler pour des choses qui ne pourraient ni le nourrir, ni le vêtir ». Il cite avec admiration la maxime selon laquelle « s'il y avait un homme qui ne labourait point, une femme qui ne s'occupât point à filer, quelqu'un souffrait le froid ou la faim dans l'empire »15. Les pays de ce genre doivent accepter joyeusement l'austérité; la vie humaine y est trop précaire pour qu'on y recherche le confort et le luxe16. Ils ne doivent pas imaginer qu'ils s'enrichiront par le commerce extérieur. Comme on vient de le voir, ils n'arriveraient ainsi qu'à favoriser une toute petite classe de possédants et aggraveraient encore la déréliction des masses.

Les remèdes que Montesquieu propose pour vaincre la pauvreté

tiennent donc en quatre points :

- productivité agricole ;

- « que beaucoup de gens cultivent au-delà de ce qui leur est nécessaire »17 et, s'il le faut, l'Etat expropriera les terres mal cultivées pour les distribuer aux paysans sans terre18 ;

- plein emploi par les manufactures et l'artisanat ;

marché intérieur, production qui suive l'ordre des besoins de manière à répandre

un bien-être croissant sur l'ensemble de la population.

Ces mesures permettent d'éviter la misère qui naîtrait de l'inégalité. Et elles font mieux encore : elles font sortir une opulence généralisée de ce qui, faute de les employer, eût suscité une atroce misère et en suscitait effectivement sous les yeux de Montesquieu en bien des pays. L'ensemble forme un tout cohérent qu'il faut bien se garder d'ébranler. Nous l'avons déjà vu à propos des grandes propriétés improductives, d'un commerce extérieur malsain, d'une production orientée vers « les arts de la volupté ». Montesquieu est particulièrement soucieux du plein emploi et c'est cette préoccupation qui lui dicte le curieux paradoxe sur les moulins19. On le lui a maintes fois reproché sans en comprendre la signification. Si le progrès technique devait supprimer des emplois sans créer très vite une richesse supplémentaire qui, correctement dépensée, susciterait presqu’aussitôt de nouvelles occupations rémunératrices, Montesquieu aurait préféré retarder la mise en service des ingénieux procédés qui ont été inventés. Il exige par là que les innovations techniques soient jugées non seulement par leur capacité à engendrer ce que Smith et Ricardo appelleront « le produit net », mais aussi par leur aptitude à susciter un plus grand « produit brut » et des postes de travail.

Une « assurance chômage »

Au reste, Montesquieu n'est pas assez naïf pour imaginer que tout ira toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes. Lorsqu'une économie est devenue complexe et que l'appareil producteur s'est largement diversifié, il est fatal que telle ou telle branche de l'activité soit amenée à souffrir et il n'y aura guère de périodes où les circonstances adverses n'affecteront pas un métier ou un autre. Montesquieu prévoit alors une sorte de caisse interprofessionnelle qui puisse subvenir aux besoins des ouvriers en chômage ou demi chômage ou en peine de gagner correctement leur vie20.

Peut-être Montesquieu, malgré son exceptionnelle perspicacité, a-t-il succombé, lui aussi, au moins partiellement, à l'optimisme du XVIIIe siècle. Mais tandis qu'avant lui et encore après lui, les économistes et les philanthropes ou bien se résignaient à la pauvreté, ou bien cherchaient à soulager celle-ci par des actions caritatives et des remèdes au niveau des pauvres, il a clairement perçu que le problème relevait d'une action sur la globalité du système économique. Et nous ferions bien, encore aujourd'hui, de nous remémorer ses leçons sur les priorités qu'il faut assigner au système producteur, sur les méfaits de la thésaurisation ou de la spéculation qui est une autre manière de stériliser des ressources, sur l'importance du marché intérieur que les pays en développement, conseillés par une multitude d'« experts », ont lamentablement négligé, sur l'emploi et le progrès technique. Si Montesquieu avait exercé, dans le domaine de l'économie, l'influence qu'il a exercée dans le domaine politique, peut-être aurions-nous connu un essor économique moins brutal pour les faibles; le Quart Monde eût sans doute été moins nombreux dans les nations industrialisées, et dans celles qu'on dit encore « en développement ».

1 « Réponses et explications données à la faculté de théologie sur les dix-sept propositions qu'elle a extraites du livre intitulé «l'Esprit des lois»
2 J.M. Keynes, Préface à l'édition française de « la Théorie générale », Paris 1953, p. 13.
3 J.M. Keynes, Préface à l'édition française de « la Théorie générale », Paris 1953, p. 13.
4 Op. cit., livre V, chapitre 3 ; éd. cit., tome II. pp. 274-275.
5 Op. cit., livre XXV, chapitre 7 ; éd. cit., tome II. p. 742.
6 Cf op. cit., livre XXIII. chapitre 15 ; éd. cit., tome Il, p. 692. « Mes pensées » 1485 ; éd. cit., tome I, Paris 1949, p. 1357.
7 « De l'esprit des lois », livre VII, chapitre 4 ; éd. cit., tome II, p. 336.
8 Cf op. cit., livre XIV, chapitre 7 ; éd. cit. tome II, p. 481 ; « Dossier de l'esprit des lois, matériaux extraits de mes pensées », éd. cit., tome
9 Cf « De l’esprit des lois », livre VII, chapitre I ; éd. cit., tome II, pp. 332-334.
10 « Voyage de Gratz à La Haye », éd. cit., tome I, p. 666 ; cf aussi p. 650. Les arts désignent ici l'artisanat et les manufactures, comme dans l'
11 «De l'esprit des lois», livre XIX, chapitre 27, éd. cit., tome Il, p. 581 : « un luxe fondé, non pas sur le raffinement de la vanité, mais sur
12 « De l'esprit des lois », livre VII, chapitre I,. éd. cit., tome II, pp. 332-334.
13 « Voyage de Gratz à La Haye », éd. cit., tome I, p. 661.
14 « De l'esprit des lois », livre XX, chapitre 23 ; éd. cit., tome II, pp. 600-601.
15 Op. cit., livre VII, chapitre 6 ; éd. cit., tome II, p. 339.16. op. cit., livre XI X. chapitre 20 ; éd. cit., tome II, p. 570.
16 
17 Op. cit., livre XXIII, chapitre 15 ; éd. cit., tome II, p. 692.
18 Op. cit., chapitre 28; éd. cit., tome II, p. 712; Dossier « De l'esprit des lois »; éd. cit., tome II, p. /002. La productivité dans l'agriculture
19. Op. cit., livre XXIII, chapitre 15 ; éd. cit., tome II, p. 692.
20 Op. cit., livre XXIII, chapitre 19 ; éd. cit., tome II, p. 713. Dans le même chapitre Montesquieu écrit que « l'Etat doit à tous les citoyens une
1 « Réponses et explications données à la faculté de théologie sur les dix-sept propositions qu'elle a extraites du livre intitulé «l'Esprit des lois» et qu'elle a censurées, in « Oeuvres complètes », éditions de la Pléiade, tome II. Paris 1951, p. 1184.
2 J.M. Keynes, Préface à l'édition française de « la Théorie générale », Paris 1953, p. 13.
3 J.M. Keynes, Préface à l'édition française de « la Théorie générale », Paris 1953, p. 13.
4 Op. cit., livre V, chapitre 3 ; éd. cit., tome II. pp. 274-275.
5 Op. cit., livre XXV, chapitre 7 ; éd. cit., tome II. p. 742.
6 Cf op. cit., livre XXIII. chapitre 15 ; éd. cit., tome Il, p. 692. « Mes pensées » 1485 ; éd. cit., tome I, Paris 1949, p. 1357.
7 « De l'esprit des lois », livre VII, chapitre 4 ; éd. cit., tome II, p. 336.
8 Cf op. cit., livre XIV, chapitre 7 ; éd. cit. tome II, p. 481 ; « Dossier de l'esprit des lois, matériaux extraits de mes pensées », éd. cit., tome II, p. 1074 ; « Voyage de Gratz à La Haye », éd. cit. tome I, pp. 591-592, 723-724.
9 Cf « De l’esprit des lois », livre VII, chapitre I ; éd. cit., tome II, pp. 332-334.
10 « Voyage de Gratz à La Haye », éd. cit., tome I, p. 666 ; cf aussi p. 650. Les arts désignent ici l'artisanat et les manufactures, comme dans l'expression « arts et métiers ».
11 «De l'esprit des lois», livre XIX, chapitre 27, éd. cit., tome Il, p. 581 : « un luxe fondé, non pas sur le raffinement de la vanité, mais sur celui des besoins réels » - cf aussi « Mes pensées » 1883: « Les sources de vos richesses sont le commerce et l'industrie, et ces sources sont de telle nature que celui qui y puise ne peut s'enrichir sans en enrichir beaucoup d'autres »,. éd. cit., tome l, p. 1449.
12 « De l'esprit des lois », livre VII, chapitre I,. éd. cit., tome II, pp. 332-334.
13 « Voyage de Gratz à La Haye », éd. cit., tome I, p. 661.
14 « De l'esprit des lois », livre XX, chapitre 23 ; éd. cit., tome II, pp. 600-601.
15 Op. cit., livre VII, chapitre 6 ; éd. cit., tome II, p. 339.16. op. cit., livre XI X. chapitre 20 ; éd. cit., tome II, p. 570.
16 
17 Op. cit., livre XXIII, chapitre 15 ; éd. cit., tome II, p. 692.
18 Op. cit., chapitre 28; éd. cit., tome II, p. 712; Dossier « De l'esprit des lois »; éd. cit., tome II, p. /002. La productivité dans l'agriculture suppose que les vivres se vendent toujours à bon prix. « Mes Pensées » 1884; éd. cit., tome I, p. 1452.
19. Op. cit., livre XXIII, chapitre 15 ; éd. cit., tome II, p. 692.
20 Op. cit., livre XXIII, chapitre 19 ; éd. cit., tome II, p. 713. Dans le même chapitre Montesquieu écrit que « l'Etat doit à tous les citoyens une subsistance assurée, la nourriture, un vêtement convenable et un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé». Il précise « quelques aumônes - dirions-nous aussi quelques allocations ? - ne remplissent point ces obligations » loc. cit. p. 712

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