Pauvreté et écologie

Bruno Tardieu

p. 4-9

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Bruno Tardieu, « Pauvreté et écologie  », Revue Quart Monde, 250 | 2019/2, 4-9.

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Bruno Tardieu, « Pauvreté et écologie  », Revue Quart Monde [Online], 250 | 2019/2, Online since 01 December 2019, connection on 16 December 2019. URL : https://www.revue-quartmonde.org/7989

Extrait du compte-rendu de l’atelier Pauvreté et écologie, animé par l’auteur et Isabelle Fortier pendant le Séminaire annuel de philosophie à l’initiative de Jean Bédard, paysan-philosophe, à Rimouski (Québec, Canada), en juillet 2018, sur le thème Lutter contre la pauvreté, la misogynie, la destruction de la planète, même combat ?

L’écologie est-elle une question de riches ? Risque-t-elle d’être une nouvelle norme (une nouvelle morale) imposée aux populations pauvres et pays « en voie de développement » ? Quels sont les obstacles et possibilités pour que l’expérience et l’intelligence des populations très pauvres aident à trouver un chemin face à la destruction de l’humanité et de la planète ?

Le pauvre pollue-t-il plus que les autres ?

Pour démarrer notre conversation, j’ai raconté un rendez-vous avec une haute fonctionnaire française, une des responsables d’une agence gouvernementale, l’Agence de maîtrise de l’énergie, que nous allions voir pour explorer ce lien entre lutte contre la pauvreté et écologie. Elle nous a déclaré : « D’après nos observations, pour un dollar dépensé, le pauvre pollue plus que le riche ». Quand il dépense un dollar, le pauvre pollue plus que quand le riche dépense un dollar. Ce raisonnement m’a suffoqué… mais elle y tenait.

Cet exemple a provoqué une forte discussion dans notre groupe. Quelqu’un disait : « C’est violent de parler comme ça des pauvres. Et c’est bête, quand on pense aux riches qui ont deux voitures, et qui prennent l’avion ». Puis quelqu’un a ajouté : « Mais c’est vrai qu’on sent que ce sont plutôt les milieux aisés qui sont porteurs de cette préoccupation ».

Nous avions dans notre groupe Robert, une personne que j’appellerai un rescapé de la violence de la misère et de l’exclusion. Sur ce soupçon que le pauvre est plus pollueur que le riche, Robert a eu envie de s’exprimer :

« Dès que j’ai pu commencer à m’en sortir, à ne plus être en institution, je me suis mis à travailler. Et j’avais tellement peur de me retrouver à la rue qu’il fallait que je dépense peu. Je n’ai jamais eu d’auto, je ne mange rien de mauvais pour la santé, jamais de café. Quand j’ai reçu un peu d’argent du gouvernement, parce que j’ai été reconnu ‘orphelin Duplessis’1, j’ai mis cet argent de côté, je ne l’ai pas dépensé. (Cela a été très dur d’avoir cet argent donné pour les enfants Duplessis parce qu’il fallait passer des tests. C’est très humiliant). Avec cette peur de me retrouver à la rue, j’ai très peu dépensé, et je n’ai quasiment jamais pollué. C’est minime ce que j’ai consommé : juste les vêtements que j’ai sur le dos que j’ai toujours été chercher à la friperie. Dans les années 1970 on ne parlait pas d’écologie, il n’y avait pas cette conscience environnementale et ce devoir de ne pas trop consommer pour ne pas trop polluer. Mais les pauvres depuis très longtemps le font déjà, ils consomment peu et polluent peu. »

Nous avons conclu, contre l’avis de cette fonctionnaire, que, non, le pauvre n’est pas plus pollueur que les autres.

Mais quelqu’un a eu le courage de raconter une expérience au Sénégal, qui fait réfléchir. Elle animait un atelier d’art, et elle voyait que les participants jetaient les restes de peintures toxiques, en les versant sur la terre sans précaution, juste de l’autre côté d’une voie ferrée. Elle s’y est opposée, profondément choquée qu’on ne recycle pas les produits chimiques. Elle a expliqué aux gens que là où la peinture était jetée dans la terre, la terre ne donnerait plus de fruits. C’était donc un gâchis. Elle a pris conscience que les gens n’avaient pas le savoir qu’elle avait, elle, sur la pollution. Et ce savoir qu’elle a su partager a intéressé les gens. Elle est parvenue à ne pas être seulement choquée, à ne pas seulement imposer ce qui pour elle était une norme, mais à faire comprendre le dommage, et faire le lien avec la vie : la terre ne porterait plus de fruit. Pour les gens qui vivaient pauvrement cela a fait sens et ils ont trouvé d’autres solutions pour jeter ces restes de peinture. « Chacun peut et doit porter cette préoccupation écologique partout, disait-elle. Ce n’est pas parce qu’on est dans la pauvreté qu’on ne peut pas la porter. » C’est une tentation paternaliste d’idéaliser les personnes en pauvreté et de penser qu’elles sauraient tout. Derrière l’écologie il y a une connaissance à partager, tout comme derrière la pauvreté il y a une connaissance à partager.

L’écologie est-elle la priorité des pauvres ?

Nous avons alors fait un pas de plus quand quelqu’un nous a provoqué en disant :

« OK, les pauvres ne polluent pas, mais l’écologie n’est pas leur sujet. Moi je reçois des pauvres dans mon cabinet en thérapie, franchement ils souffrent énormément. Ils viennent six mois, un an, deux ans, et je ne comprends pas ce qu’ils me disent. Ils répètent toujours la même chose et je ne parviens pas à le décoder. Et donc dans toute cette souffrance que j’entends et qui n’arrive pas à se dire, où est l’écologie ? ».

Cela expliquerait donc l’impossibilité de joindre les deux combats.

La question se pose : les pauvres n’ont-ils pas d’autres préoccupations, leur souffrance n’est-elle pas trop grande pour que l’écologie soit pour eux une priorité ?

Pour justifier cette hypothèse, l’une de nous a alors convoqué la pyramide des besoins de Maslow2. Je me suis permis de déconstruire cette théorie et de questionner le fait que les pauvres n’auraient que des préoccupations matérielles ou de survie. Cette fameuse pyramide de Maslow avait été remise en cause dans une de nos recherches par la méthode du « croisement des savoirs et des pratiques » que nous avons mise au point, où des chercheurs et des personnes en situation de pauvreté mènent une recherche ensemble. Cette méthode permet de prendre conscience des logiques et connaissances sous-jacentes de son groupe et de découvrir celles de l’autre groupe.

Les gens en situation de pauvreté ont osé dire qu’ils ne savaient pas ce que c’était que cette pyramide dont ils n’avaient jamais entendu parler dans leurs études. Les universitaires ont alors expliqué la hiérarchie des besoins. Les personnes en situation de pauvreté ont été très choquées, et ont réagi vivement :

« C’est comme si on nous disait, il faut d’abord manger avant de s’intéresser à la culture. Mange d’abord, tu feras de la politique plus tard. C’est complètement faux ! Les humains ont besoin de tout. C’est nous réduire. Parfois c’est la culture qui va te réveiller, parfois la spiritualité, parfois c’est une relation, parfois c’est un repas. Ce n’est pas une mécanique. »

Et c’est peut-être là une des leçons à apprendre des personnes en pauvreté : l’indivisibilité de la personne, des droits, des besoins, redonnant un sens global à chacun de ces besoins.

Nous avons alors évoqué l’histoire de Mireille Moser, une femme très démunie qui vit en Alsace, en France.

Au moment d’une crise monétaire rabâchée dans les media, elle a eu vraiment peur de manquer, manquer de nourriture pour elle et pour ses enfants. Elle a su qu’il y avait un jardin communautaire pas très loin de son quartier défavorisé. Ces jardins existent souvent mais les plus pauvres n’y vont pas ; or elle, poussée par la peur de manquer, y est allée. Elle a osé demander, elle a reçu un petit lot de terre, elle a acheté des graines et puis les a mises en terre. Alors son assistance sociale lui a dit :

« Mais enfin franchement vous pourriez utiliser votre argent à quelque chose de plus intelligent que d’acheter des graines. Vous vous rendez compte, vous avez si peu et vous achetez des graines. »

En plus de cela, les graines n’ont pas poussé car Mireille ne connaissait pas le jardinage et ne savait pas faire des semis. Heureusement, une volontaire d’ATD Quart Monde qui la connaissait bien, Anne, a vu ce geste, lui en a parlé et en a compris l’enjeu et le sens pour Mireille. Anne était jardinière de profession, et elle a pu lui apprendre, lui montrer à faire des semis. Elle lui a dit de ne pas se décourager face à l’assistante sociale : « C’est quand même tes sous ». Et puis elles ont recommencé la saison suivante, les semis ont levé, elles les ont plantés et les légumes sont venus. D’autres ont été touchés de son projet et sont venus l’aider. Elle en a été moins seule.

Son médecin, au bout de deux ans, lui a dit qu’elle se portait mieux. Elle lui a expliqué que marcher pour aller à son jardin, être dehors, faire quelque chose de beau de ses mains, manger quelques légumes et avoir des gens qui lui parlent et viennent l’aider, tout cela lui donne une meilleure santé. Ainsi, ce qui a aidé Mireille c’est de pouvoir relier des besoins, et vivre que l’être humain est un.

Finalement, la hiérarchie des besoins qui justifierait l’hypothèse que les plus pauvres ne s’intéressent pas à l’écologie ne tient pas.

Le refus de cette hiérarchie a fait aussi réagir Robert. Il avait déjà expliqué que sa crainte de manquer faisait qu’il a toujours des habits de la friperie. Mais un jour il a reçu une médaille, et il a dit :

« Là je vais acheter des habits neufs une fois dans ma vie. Parce que parfois on a besoin de faire une folie, on a besoin d’être un peu Don Quichotte. On a besoin de craquer tous ses sous pour aller au cinéma. Et après, l’assistante sociale peut dire ce qu’elle veut. J’ai acheté des habits neufs pour recevoir mon prix ».

Le besoin d’honneur qu’ont les personnes sans cesse rabaissées est immense.

Chercher derrière les idées reçues

On en arrive à un paradoxe relevé par l’un d’entre nous : dans ce dialogue nécessaire entre ceux qui vivent la pauvreté et les autres, c’est la parole des pauvres qui manque le plus souvent, c’est elle qui a été réduite au silence. Et les autres ne peuvent parler à leur place ni décider à leur place qu’ils doivent parler. Ainsi la solution pour sortir de cette relation inférieur/supérieur dépend de ceux qui ont le moins de pouvoir socialement. Ce serait ceux qui ont le moins de pouvoir qui auraient le pouvoir de provoquer le changement. S’ouvre là la responsabilité des autres, qui n’est pas de faire à la place, mais de chercher à apprendre, à amplifier ce que disent les pauvres, et au moins à chercher derrière les idées reçues.

Quelqu’un disait : « Ce séminaire m’oblige à questionner ma capacité à voir dans l’autre les capacités humaines de tous les humains ». Il a pris un exemple précis :

« Dans mon cabinet de thérapie, qui se situe dans un quartier pauvre, j’ai reçu quelqu’un qui m’expliquait qu’il se faisait beaucoup de soucis pour nourrir son fils : il n’avait pas assez pour bien le nourrir. Donc il allait mendier au centre-ville. Et je me suis dit, ‘ mais si j’avais rencontré cet homme mendier au centre-ville, je n’aurais pas vu ça’. Je me serais dit ‘voilà l’autre ivrogne qui cherche de l’argent pour consommer’ ».

Pour relier les combats contre la pauvreté et contre la destruction de la planète, nous sommes ainsi arrivés à la formulation suivante : « La clé, c’est la conscience de l’autre dans un combat qui nous unit ». En effet on finirait par supposer que le plus pauvre n’a pas de combat.

« Le malheur, disait l’un de nous, c’est qu’on fait comme si les personnes pauvres n’étaient pas là. Mais si on commence à prendre conscience de l’autre, du combat qu’il mène, alors là il y a de l’espoir ».

Isabelle Fortier, qui animait cet atelier, reprenait une citation de Jean Bédard3 dans le texte introductif du séminaire : « Au fond, l’écologie c’est l’évolution d’une fraternité de sujets ».

Se parler par-delà l’exclusion sociale, à quelles conditions ?

Et elle en arrivait à cette formulation : « Comment rallier ceux qui veulent lutter contre la destruction de la planète et ceux qui luttent contre la pauvreté ? » Il ne s’agit pas seulement d’établir le lien logique entre des combats mais de relier les personnes qui les portent.

Isabelle Fortier anime des ateliers éco-égo. Il s’agit d’aider chacun à comprendre qu’il n’est pas le centre, qu’il est dans une écologie, dans une relation générale.

Dans ces stages, elle rencontre des gens qui sont « hyper branchés écologie », et qui font des gestes très forts. Mais elle a vu un danger : qu’ils finissent par dire aux autres : « Mais toi tu manges du beurre de cacahuète. C’est nul ça ». Celui qui n’a pas beaucoup de revenus achète du beurre de cacahuète. Donc une militante peut en humilier d’autres.

Un autre exemple plus fort. Des gens qu’elle connaît par les stages qu’elle anime font du dumpsterdiving : chercher dans les poubelles pour se nourrir. C’est un statement, un acte pour dire non à tout le gâchis, et donner à voir toute la nourriture qui est mise à la poubelle. Mais Isabelle Fortier disait :

« Toi, t’es fier de ça. Tu en fais ton ego. Mais qu’est-ce que ça veut dire pour celui qui est obligé d’aller fouiller les poubelles pour se nourrir ? N’est-ce pas une insulte de plus pour celui qui est obligé d’y aller ? ».

Ce serait si précieux de permettre un dialogue entre ceux qui fouillent les poubelles par choix pour faire un statement politique et ceux qui sont obligés de le faire. Ces derniers ne pourraient-ils pas aussi exprimer une pensée, un autre statement ?... On ne le sait pas. Parce que personne ne leur demande. Parce que ce dialogue n’existe pas et qu’il n’est pas vu comme une priorité.

L’empreinte sociale

Nous en sommes arrivés à réfléchir à notre responsabilité à chacun pour sortir de cette séparation, et s’impliquer au-delà de donner quelques deniers.

Nous avons appris grâce aux courants écologistes à calculer notre empreinte sur la planète et à faire l’inventaire de nos gestes vis-à-vis de la planète. Mais pourrait-on calculer aussi notre empreinte sociale ? Ceux qui ont créé l’esclavage, nos ancêtres, il y a deux cents ans, avaient-ils conscience qu’ils auraient une empreinte deux siècles plus tard sur des gens comme vous et moi aujourd’hui qui héritons de préjugés, d’une gêne et d’une haine transmise ? Avaient-ils conscience qu’ils laisseraient une empreinte sociale sur la septième génération ? Pourrions-nous devenir conscients de notre empreinte sur la planète, mais aussi sur l’humanité pour les générations à venir quand nous exerçons des violences et des mépris sociaux ? Sommes-nous conscients de notre empreinte sur l’humanité, de l’inventaire de nos gestes vis-à-vis de l’harmonie humaine ?

Nous avons cherché comment poser de nouveaux gestes. Nous avons compris que ce qui nous empêche de les poser c’est parfois le manque de connaissance de ce qui aiderait, mais c’est aussi nos peurs. Prendre conscience de ses peurs pour les dépasser est un premier geste. Robert disait : « On a tous peur de choses différentes. »

Malgré son expérience de la pauvreté, il avait toujours eu peur de parler avec des itinérants. Et puis, petit à petit, il est sorti de cette peur-là, et arrive à rencontrer les itinérants parce qu’il sait ce que c’est de ne pas être regardé. Il l’a trop vécu, donc il dépasse sa peur pour parler, pour leur donner un petit peu de temps.

Le secret de l’espérance

Une discussion a traversé tout notre séminaire : regarder le mal en face, regarder cette partie de nous-mêmes où, derrière le regard, des choses encombrent, secrètent du mépris, la tentation de domination. Comprendre cette violence qui surgit en nous et qui cause la destruction de la planète et de l’humanité.

Il faut regarder le mal en face. Mais ne faut-il pas aussi regarder ce qui nous soigne, ce qui nous donne de l’espoir ? Sinon ne risque-t-on pas de faire trop de publicité au malheur, comme on dit en Haïti ? N’a-t-on pas le devoir de chercher les histoires qui montrent qu’on peut guérir, qu’on peut grandir, qu’on peut se libérer de toutes les violences reçues et héritées ? Une des choses que les humbles nous apprennent, c’est le devoir d’intercompréhension. Le puissant croit qu’il est compris, que tout le monde le comprend. Et ceux qui ne le comprennent pas sont déficients, à négliger. Il ne perçoit même pas les incompréhensions. L’humble, lui, sait qu’il n’est pas compris. Là il a une longueur d’avance sur l’humanité : il sait le défi de comprendre les incompréhensions, il sait la nécessité de travailler ensemble pour comprendre ensemble. Il se sait interdépendant avec les autres pour avancer.

Geneviève de Gaulle, grande résistante qui a vécu dans un camp de concentration puis a été présidente d’ATD Quart Monde, disait que les plus pauvres ont le secret de l’espérance. Yvon Rivard, animateur d’un autre atelier sur Wresinski et Bernanos, dit : « Le job des pauvres c’est d’espérer dans un monde sans espérance ». Le secret de l’espérance qu’auraient les pauvres et dont parlait Geneviève de Gaulle, elle l’a reconnu comme celui qui lui a permis de résister à la tentative de déshumanisation, vécue dans les camps de concentration. Ce secret de l’espérance que les très pauvres peuvent encore donner à notre monde, avant qu’il ne soit trop tard, c’est la fraternité.

1 Orphelins de Duplessis : nom donné à des milliers d’enfants « orphelins », enlevés à leurs mères célibataires, qui ont faussement été déclarés

2 Théorie affirmant qu’il y a une hiérarchie des besoins et que si des besoins fondamentaux ne sont pas comblés, on ne peut pas s’intéresser à d’

3 https://jeanbedardphilosopheecrivain.wordpress.com/?s=wresinski

1 Orphelins de Duplessis : nom donné à des milliers d’enfants « orphelins », enlevés à leurs mères célibataires, qui ont faussement été déclarés malades mentaux par le gouvernement du Québec et confinés dans des institutions psychiatriques entre les années 1940 et 1960, époque où Maurice Duplessis était premier ministre du Québec. On considère que c’est le cas le plus important de maltraitance d’enfants dans l’histoire du Canada. Ces enfants ont été battus, agressés sexuellement et certains même tués, à la suite d’un massacre.

2 Théorie affirmant qu’il y a une hiérarchie des besoins et que si des besoins fondamentaux ne sont pas comblés, on ne peut pas s’intéresser à d’autres besoins. Il faut d’abord pouvoir manger, boire, avant d’éprouver des besoins de relations, de culture, de spiritualité.

3 https://jeanbedardphilosopheecrivain.wordpress.com/?s=wresinski

Bruno Tardieu

Volontaire permanent d’ATD Quart Monde depuis 1981, Bruno Tardieu a exercé diverses responsabilités. Il est aujourd’hui directeur du Centre de mémoire et de recherche Joseph Wresinski, dans la banlieue parisienne. Il a codirigé en 2017 le colloque de Cerisy Ce que la misère donne à repenser avec Joseph Wresinski, dont les actes viennent d’être publiés chez Hermann.

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