Retraite et pauvreté : enfin vivre sa vie !

Huguette Boissonnat Pelsy, Caroline Desprès and Chantal Sibué de Caigny

p. 39-44

References

Bibliographical reference

Huguette Boissonnat Pelsy, Caroline Desprès and Chantal Sibué de Caigny, « Retraite et pauvreté : enfin vivre sa vie ! », Revue Quart Monde, 254 | 2020/2, 39-44.

Electronic reference

Huguette Boissonnat Pelsy, Caroline Desprès and Chantal Sibué de Caigny, « Retraite et pauvreté : enfin vivre sa vie ! », Revue Quart Monde [Online], 254 | 2020/2, Online since 01 June 2020, connection on 03 December 2020. URL : https://www.revue-quartmonde.org/8791

La situation de « retraité » pour les personnes ayant toujours vécu dans la grande pauvreté est synonyme de liberté, de statut financier stable. Extrait d’une recherche menée par le département santé d’ATD Quart Monde France.

Prendre sa retraite lorsqu’on est pauvre est un sujet peu documenté, notamment parce que les plus pauvres étaient peu nombreux à atteindre cet âge-là1. Les recherches sur la vieillesse et le vieillissement sont généralement déconnectées de celle sur la pauvreté. Selon Anne-Marie Guillemard, la retraite serait le moment de la consécration des inégalités sociales2. Cet auteur identifie trois catégories de retraite. Pour les plus démunis, elle prend la forme d’une « retraite retrait », qui serait « une mort sociale », « un repli sur l’être biologique »3. Pour Jean-Pierre Bois, exclusion et vieillesse sont un couple maudit de l’histoire4. « La marque de la vieillesse ancienne était », dit-il, « la perte de la capacité à pourvoir à sa propre subsistance, elle est aujourd’hui la perte de l’indépendance (…). Les vieux qui parviennent à se déguiser en faux jeunes, font du vélo et vont en vacances, échappent provisoirement à leur destin, celui de leur quatrième âge, quand ils seront en dépendance. Là se retrouvent tous ceux qui sont vraiment vieux, qui ont moins de capacités physiques, moins de curiosité et de souplesse intellectuelles, moins d’activité et moins de moyens financiers. »

L’amélioration de l’espérance de vie est aussi une réalité aujourd’hui pour les plus pauvres, ouvrant de nouvelles questions. La retraite n’est pas pour eux, cette « vie d’après le travail », elle est la « vie d’après le RSA »5, la « vie d’après la galère ». On vit moins longtemps lorsqu’on a connu la misère, 13 ans de moins que les plus riches pour les hommes, et 8 ans pour les femmes6. Le temps de la retraite reste plus court que pour les autres alors il faut l’optimiser… Les militants disent alors : « On est peu, on survit peu et on n’a pas la chance pour nous, notre carrière est pleine de trous, pleine de trous de misère ! » ; faut-il rappeler que le RSA et le RMI7 ne comptent pas pour la pension... Un temps de liberté est-il concevable dans cet univers contraint ?

Le temps et la misère poursuivent leur rythme propre. Le temps est linéaire ; c’est celui qui passe, qui se déplie inexorablement, suit sa route immuablement. La misère est celle qui casse, celle qui est faite de ruptures, de fractures, qui mène d’un malheur à l’autre, imprévisible. Parler du temps qui passe, du futur, et se projeter dans l’avenir est du domaine de l’insupportable lorsqu’on est pauvre, « On rêve plus à arrêter le temps définitivement et à en finir avec cette vie » disent les participants. La grande misère « c’est de ne plus pouvoir sortir du temps présent et de ne plus voir aucun avenir se dessiner », c’est « vivre au jour la journée » disait aussi Robert Castel. Il faut se libérer de l’urgence du besoin pour se projeter et anticiper l’avenir8. La misère est à l’origine d’un bouleversement qui va jusqu’à une certaine forme de désorganisation de la pensée. « À ceux qui sont susceptibles d’appréhender identiquement le temps, en mesure de forger les décisions concernant l’avenir, d’opérer les choix raisonnables qui s’imposent dans une commune évidence, il est rappelé que certains ne sont plus en mesure de se représenter l’existence comme une continuité précisable. Les sans emploi, sans abri, sans espoir sont aussi, à leur propres yeux des sans avenir et presque des sans raisons, non qu’ils aient perdu les capacités intellectuelles, mais parce que l’écrasement où ils subsistent ne laissent pratiquement plus aucune place à l’usage de la pensée logique » (Bourdieu).

Qu’en disent les plus pauvres ? Qu’en est-il du temps de la retraite ? Nous avons été interpellés par une phrase de Paul lors d’une rencontre du laboratoire d’idées santé d’ATD Quart Monde : « Moi je ne vis ma vie que depuis que je suis en retraite ».

Vivre sa vie, pour chacun des militants présents, a des accents différents. Mais il semble bien que pour ceux qui arrivent à l’âge de la retraite, ou qui l’attendent, il y va d’une promesse : celle de vivre « sa vie », enfin ! Ces personnes qui sont des militants, des soldats de la lutte contre la misère, nous ont donné des clés, des éléments de compréhension. Des constats et des préconisations ont été élaborés, un rapport produit9 avec pour objectif de co-construire ce « temps de liberté » et pour qu’il soit aussi un « temps de vie » pour tous.

Temps libre, temps libéré pour soi ?

L’élément essentiel qui permet de se réinscrire dans une temporalité, c’est la garantie d’un versement d’argent chaque mois jusqu’à sa mort, sans avoir à se justifier, à craindre pour le lendemain. L’accès au statut de retraité est d’abord vécu par les personnes en précarité comme un « long fleuve tranquille ». Plus d’inquiétude sur son sort : « On a la retraite à vie et à mort » ; cela rejoint cette aspiration fondamentale d’avoir une maîtrise de son revenu et de réduire l’incertitude liée au futur et à ses menaces. De plus, pour la plupart des personnes du groupe, le revenu augmente sensiblement. Et la maladie pourtant omniprésente dans ces vies ne peut plus pénaliser le revenu, « Quand tu es malade tu te feras ta retraite entière… ». Des « aides pour personnes âgées » viennent encore s’y ajouter. C’est une situation inédite pour la plupart, qui donne cette possibilité de « vivre sa vie », d’ouvrir son horizon, d’ouvrir son attention à soi-même, à son corps, aux siens. Mais plus encore, de rentrer enfin dans la normalité sociale. « Je suis retraité comme les autres » donne de l’audace pour rejoindre les activités proposées pour le troisième âge. Un véritable espace de liberté, de rêve.

Les participants au laboratoire d’idées mettent en avant cette nouvelle liberté que leur donne leur statut de retraité. Pour des personnes qui ont passé leur temps à faire la queue, remplir des dossiers de demande d’aides pour se soigner, pour manger, payer une facture, c’est une renaissance. On peut « s’occuper plus de soi, on n’en avait pas le temps des fois, de s’occuper de soi ». Pour des populations accusées habituellement de négligence, ayant des habitudes de vie assez peu en harmonie avec une bonne santé et un corps « de rêve », on découvre que lorsque les revenus sont stables, tout naturellement, ils prennent soin d’eux : « Ah, les stratégies pour ne pas se laisser aller ! ». La relation à la maladie est plus apaisée, on peut consulter sans avoir peur d’avoir un arrêt de travail ou de ne pas se faire reprendre par son patron parce qu’on est toujours malade. « Ce n’est pas pareil, ce n’est pas les mêmes obligations. T’as pas besoin d’aller au toubib faire un arrêt de travail et de payer 25 euros le médecin ». On s’autorise à « faire des projets ».

La retraite va permettre de se projeter dans le futur, ce que la misère avait interdit. Sortir de la tyrannie du temps immédiat permet à chacun de faire des projets. Leur horizon s’élargit. Des opportunités de voyager, de manger ailleurs que chez soi, de sortir, qui sont bien sûr limitées pour des raisons financières. Ce sont les voyages des Anciens, des sorties festives et culturelles avec les associations ou les municipalités. « Prendre sa retraite lorsqu’on est pauvre apporte la sécurité mais pas l’abondance tout de même ». Ils peuvent aussi sortir du quartier, se promener dans leur ville : « Ma carte tram, je l’ai gratuite pendant un an ».

Ces nouveaux espaces de temps en liberté sont précieux pour eux. Ils prêtent une attention particulière à la fragilité engendrée par l’inaction ou par la solitude de certains retraités, particulièrement les plus pauvres, qui n’ont pas d’argent à dépenser pour meubler leur temps libre. « Retraité, le risque de se laisser aller et d’y rester » dit l’une d’entre eux. Ils évoquent aussi les difficultés de ceux qui avaient un emploi qui structurait leur journée : « Ils se laissent aller ! Ils sont plus bons à rien. C’est dans leur tête ! » ou encore qui se sentent inutiles : « Tu as des gens, dès l’instant où ils sont à la retraite, qu’ils doivent plus se lever le matin pour aller au boulot, ils se renferment chez eux, ils dépriment complètement et ils finissent pas leur retraite, ils meurent avant. » Ce sentiment d’inutilité, c’est l’image de la retraite produite par notre société qu’ils ont intériorisée, une société où l’identité sociale est largement construite autour du travail : chômeurs, retraités sont considérés comme « des inutiles ».

Comme ils ont lutté contre le stigmate de la pauvreté, ils combattent le stigmate de la vieillesse : « Rester jeune dans sa tête ». Bien sûr, lorsqu’on n’a plus à s’inquiéter du lendemain, qu’on dispose de temps pour soi, la recette d’une nouvelle jeunesse, c’est s’entretenir, et côtoyer des plus jeunes. « J’ai toujours été au contact avec des jeunes, l’esprit reste jeune ». Il faut refuser les images de la vieillesse à l’âge de la retraite, pour construire une image positive de soi. « Quand on regarde tous les penseurs de la Terre, quel est celui qui peut annoncer l’âge de la vieillesse ? », « Je ne me considère pas comme vieux, je ne marche pas avec une canne ou une béquille... ! ».

Ce n’est pourtant pas si facile, et certains souffrent du regard des autres depuis qu’ils sont en retraite. Par exemple, ils évoquent des « a priori maladie » sur les retraités. Le regard des actifs sur les personnes qui arrivent à la retraite et qui ont ces corps marqués par la misère est souvent difficile à supporter. L’association entre retraite et maladies reste prégnante dans notre société. Et les participants le supportent mal : « Quand même… ! Il ne faut pas qu’ils disent ça, nous on arrive à la retraite, si on va se mettre ça dans la tête ? On meurt ! » Évoquer la maladie, c’est se rapprocher de la mort. Ils s’en protègent en évitant d’y penser.

Temps libre, temps libéré pour les autres

Quelques-uns considèrent que les personnes âgées constituent une richesse pour la société, ils n’hésitent pas à s’engager et à prendre leur rôle au sérieux : « Quand tu vieillis, tu as de la connaissance, tu as de l’expérience et tu peux les partager ». Ils ont la possibilité d’être présents auprès des petits-enfants, la continuité de la famille étant un véritable socle dans la vie. Ceux qui ont été élevés en foyer et qui ont maintenant fondé une famille, celles qui se sont battues pour élever seules leurs enfants, ceux qui n’ont plus la permission de les visiter, tous et toutes nous parlent de leur désir d’être présents aux côtés de leur descendance. « Mes enfants, mes petits-enfants nous interdisent de vieillir », « Le vieillissement c’est selon comment on le vit et surtout comment on est entouré ; si on est bien entouré, ça nous met en mouvement. Quand on voit nos petits-enfants, nos arrière-petits-enfants, ça nous fait réfléchir ».

Les participants sont des personnes militantes à ATD Quart Monde, leur engagement associatif est donc déjà bien inscrit dans leur parcours. « En tant que bénévole on fait partie de quatre associations ; on s’occupe avec ATD, avec une association qui s’occupe d’handicapés et j’ai toujours mon sport qui est là ; et comme je dis toujours à mes enfants, pour me voir, vous téléphonez ou prenez rendez-vous » ; « Moi, socialement, depuis que je suis à la retraite, je n’ai plus une minute à moi, entre ATD, la pétanque, la pêche, les échecs, les cartes. Je ne m’ennuie pas. »

Le temps de la dépendance : éviter d’y penser

La possibilité future d’un placement en institution a été évoquée et elle est difficile à envisager. Cette liberté sécurisante trouvée dans le statut de retraité actif pourrait être remise en cause par le fait de devenir dépendant à cause de la maladie et du vieillissement ; perdre à nouveau sa liberté de choisir, de disposer de son temps, de vivre sa vie à sa guise serait intolérable. « Le jour que mes enfants me mettront dans un EHPAD10 il vaudrait mieux me tuer, ne pas me garder. Moi je ne veux pas qu’on s’occupe de moi ». La nouvelle génération de ces retraités qui ont vécu la grande pauvreté marque bien son rejet de dépendre à nouveau d’une structure ou de quelqu’un. Le statut de retraité qui leur a offert une liberté, un statut financier stable ne devrait pas se conjuguer avec la reprise d’une nouvelle forme de tutelle. Jusqu’à refuser pour certains de s’associer à des activités pour les plus anciens. « Il y a un foyer des vieux mais on n’y va pas, parce qu’on n’est pas vieux, on ne veut pas jouer au dada..., parce qu’on est en retraite mais on est encore jeunes dans notre tête. » Ce sont eux, les « vrais vieux » : « Du moment qu’on est encore chez nous, qu’on n’est pas dans un EHPAD, qu’on [ne] nous habille pas, qu’on ne nous donne pas à manger, on n’est pas vieux encore, on est encore indépendants ».

Une ode à la retraite

Le temps de la retraite apparaît ici comme un moment privilégié pour les personnes qui ont connu la misère. Une parenthèse de temps libéré, un temps qu’elles vont s’approprier. Les situations décrites par Anne-Marie Guillemard de « retraite retrait » ou « de mort sociale » ont été également évoquées. Elles concernaient plutôt des travailleurs pauvres au moment de la retraite, ce qui n’était pas le cas des personnes présentes dans cette étude. On voit plutôt ici une ode à la retraite car c’est une normalisation de la vie des exclus. Ils ne peuvent plus être refoulés. Ils sont vieux comme les autres : « Si on ne respecte pas un pauvre, on respecte encore un vieux dans notre société ». Ils bénéficient de la stabilité des ressources chaque mois, de lieux d’accueil et d’animation, des attentions pour personnes âgées. Ils ne se sentent plus coupables de leur pauvreté. Dorénavant ils ne sont plus pauvres, ils sont âgés. Un sentiment de soulagement est exprimé. Cependant le spectre de la dépendance vient hanter ces échanges et, comme le soulignait Jean-Pierre Bois, le couple maudit de l’histoire « vieillesse et exclusion » réapparait, mais il est balayé d’un revers de main : « Ce n’est pas pour nous, la dépendance est pour les autres, on meurt avant ! »

L’essentiel du temps auparavant était consacré aux actes quotidiens visant à la survie. Ici on assiste, dirait Philippe Pozzo di Borgo, à une découverte du temps dilaté, où la conscience d’exister domine, celle où la dignité devient le respect dû à la personne, à son temps. C’est un levier puissant d’émancipation et on note que la mauvaise santé des corps n’est plus évoquée, on a plutôt l’impression qu’elle disparait au profit de ce temps retrouvé. Le temps libéré, retrouvé, donne la santé à nos retraités !

Le « laboratoire d’idées » santé d’ATD Quart Monde

Les résultats présentés s’appuient sur une analyse qualitative de discours dans le cadre d’entretiens collectifs menés par le « laboratoire d’idées » santé d’ATD Quart Monde.

Ce laboratoire d’idées est constitué d’un groupe de personnes vivant ou ayant vécu dans la pauvreté, militants d’ATD Quart Monde. Créé il y a une quinzaine d’années, ce groupe a acquis au fil des années une expertise sur des questions concernant la protection de la santé, à la faveur des thèmes de travail pluriannuels, de la régularité et la continuité de ses rencontres, qui ont été enregistrées et décryptées. Par ailleurs, des croisements avec l’expertise des professionnels et des institutionnels enrichissent la compréhension mutuelle et complètent l’étude-action. L’analyse et la validation des propositions par les participants est une garantie de la qualité du travail effectué. Ce sont 4 500 pages de focus-groupe recueillies au cours de ces années qui constituent un socle riche de la parole des usagers vulnérables et de leur propre analyse de leurs droits.

Le groupe est mixte, caractérisé ici par un âge proche de la retraite. Quelques personnes sont un peu en-dessous de 60 ans, pour la majorité plutôt au-dessus de 60 ans. Un certain nombre de participants ont donc expérimenté directement ce passage, ou l’ont fait via un proche (époux ou conjoint) ; une expérience de retraite récente pour l’une, de plusieurs années pour d’autres, qui ont dès lors eu le temps d’organiser un nouveau mode de vie. Aucun des participants n’appartient à la catégorie du « grand âge ».

Bien que certains participants aient une expérience de la vie dans la rue, toutes les personnes présentes aux réunions disposent maintenant d’un logement. Elles habitent dans plusieurs régions de France (Sud, Est, Centre), en ville ou à la campagne. Leur situation antérieure est celle de travailleurs pauvres ou de chômeurs de longue durée, bénéficiant de l’allocation adulte handicapé, parfois éloignés de l’emploi et percevant le RSA.

Le groupe, co-animé par une sociologue et une anthropologue, avait préalablement travaillé sur le « passage à la retraite », cette période de transition et ses écueils, ses dysfonctionnements. Les participants ont été ensuite interrogés sur les changements induits par le passage à la retraite. La question introductive était formulée ainsi : « Qu’est-ce que cela change socialement et économiquement ? »

1 Bickel J.-F. et Cavalli S., 2002, « De l’exclusion dans les dernières étapes du parcours de vie. Un survol », Gérontologie et société/3, vol. 25, n°

2 Guillemard A-M., 2002, « De la retraite mort sociale à la retraite solidaire », Gérontologie et société/3, vol. 25, n° 102, pp. 53-56.

3 Op. cit., p. 54.

4 Bois J-P., 2002, « Exclusion et vieillesse : Introduction historique », Gérontologie et société/3, vol. 25, n° 102, pp. 13-24.

5 Note des auteurs : Tous les mots et phrases entre guillemets et en italique sont des citations des participants du laboratoire d’idées. Voir l’

6 Blanpain N., Minima sociaux et prestations sociales Ménages aux revenus modestes et redistribution, Panorama de la DRESS Sociale, p. 13, Éd. 2018.

7 Le revenu minimum d’insertion (RMI) était une allocation française, en vigueur entre le 1er décembre 1988 et le 31 mai 2009, et a été remplacé par

8 Robert Castel et Claudine Haroche, Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi, Paris, Éd Fayard, 2001.

9 https://www.atd-quartmonde.fr/prendre-sa-retraite-lorsquon-est-pauvre-quelles-repercussions/

10 EPHAD : Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

1 Bickel J.-F. et Cavalli S., 2002, « De l’exclusion dans les dernières étapes du parcours de vie. Un survol », Gérontologie et société/3, vol. 25, n° 102.

2 Guillemard A-M., 2002, « De la retraite mort sociale à la retraite solidaire », Gérontologie et société/3, vol. 25, n° 102, pp. 53-56.

3 Op. cit., p. 54.

4 Bois J-P., 2002, « Exclusion et vieillesse : Introduction historique », Gérontologie et société/3, vol. 25, n° 102, pp. 13-24.

5 Note des auteurs : Tous les mots et phrases entre guillemets et en italique sont des citations des participants du laboratoire d’idées. Voir l’encart en fin d’article.

6 Blanpain N., Minima sociaux et prestations sociales Ménages aux revenus modestes et redistribution, Panorama de la DRESS Sociale, p. 13, Éd. 2018.

7 Le revenu minimum d’insertion (RMI) était une allocation française, en vigueur entre le 1er décembre 1988 et le 31 mai 2009, et a été remplacé par le revenu de solidarité active (RSA), qui assure aux personnes sans ressources un niveau minimum de revenu variant selon la composition du foyer.

8 Robert Castel et Claudine Haroche, Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi, Paris, Éd Fayard, 2001.

9 https://www.atd-quartmonde.fr/prendre-sa-retraite-lorsquon-est-pauvre-quelles-repercussions/

10 EPHAD : Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Huguette Boissonnat Pelsy

Huguette Boissonnat Pelsy est responsable du département santé d’ATD Quart Monde France

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Caroline Desprès

Caroline Desprès est médecin anthropologue.

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Chantal Sibué de Caigny

Chantal Sibué de Caigny est sociologue.

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